Modernisme et Art déco (1918-1940)

 

53-av-Foch2petit.jpg Le Corbusier et Robert Mallet-Stevens sont les chefs de file de ces tendances architecturales.

 

Au cours de cette période se cotoient tous les styles :


- le néo-classicisme du 53, avenue Foch par exemple,

 

 

24-NUNGESSER-COLI-3petit.jpg24NUNGESSERCOLI4petit.jpg- l'avant-gardisme
de Le Corbusier
du 24, rue
Nungesser et Coli


 

 

 

 

 

- ou le modernisme de l'immeuble d'angle du 42, avenue de Versailles.

 

42-VERSAILLES-2petit.jpg
 

 

39-GROS-2petit.jpgCertains architectes préfèrent habiller le béton de mosaïques comme au 39, rue Gros ou au 40, quai Louis Blériot.

40-L-BLERIOT-3petit.jpg





 

 

 

 

MalletStevens2petit.jpgMalletStevens5petit.jpgMalletStevens4petit.jpgMallet-Stevens est, quant à lui, étroitement lié à l'histoire architecturale du XVIe avec le lotissement de la rue qui porte son nom. Considéré comme son œuvre majeure, cet ensemble, en partie modifié au fil des propriétaires, est heureusement protégé depuis 1975.


Le promeneur curieux peut rencontrer d'autres témoignages de cette époque tels que cette porte modern style au 39, rue Gros ou cette façade fleurie du 5-5bis rue Eugène-Manuel.

39-GROSpetit.jpg5-5B-E-MANUEL-4petit.jpg


Modernité (depuis 1945)



5-SQ-MOZART-2petit.jpg

 

 

 

Paris n'a pratiquement pas souffert de la guerre. Les grandes opérations de modernisation urbaine concernent les quartiers populaires insalubres. Dans le XVIe, quelques immeubles témoignent de cette période comme cet immeuble aux murs-rideaux avec volets d'aluminium coulissants du 5 square Mozart (1954).

 

2leopoldIIpetit.jpg

19drblanchepetit.jpg

 

 

Sous la IVe République, triomphe également ce que l'on appellera plus tard le style "René-Coty" comme au 2, rue Léopold II tandis que d'autres s'inspirent du style Le Corbusier avec des façades largement ouvertes à la lumière comme au 19 rue du Docteur Blanche.

69bdSuchet-petit.jpg

 


L'immeuble "moderne" fait son apparition au début des années 60 comme cet immeuble du 69 boulevard Suchet avec son revêtement agrafé sur le béton et ses balcons filants en verre fumé.

A cette période, les autorités ont assoupli les règles d'urbanisme et de construction pour faire face à la pénurie de logement aggravée par le boum démographique avec pour résultat une indigence architecturale associée à des prestations minimales : qualité des matériaux, hauteur sous plafond, isolation…

Aujourd'hui, les promoteurs s'efforcent de conjuguer le style des façades avec le standing de leur réalisation, quitte à réinventer un style haussmannien avec bow-windows comme en témoignent ces immeubles du 3, avenue Boudon et de la place Rodin.

3-BOUDON-2petit.jpgplacerodin4petit.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

[Précèdent] Le style Haussmannien (1853-1881) et Art nouveau et conservatisme éclairé (1882-1902)

[Précèdent 2] Belle Époque… ou presque (1902-1918)