Rue Edmond About

Histoire de la rue Edmond About à Paris, 16ème arrondissementCette rue, créée en 1894 sur l’emplacement de l’ancien jardin fleuriste de la Ville de Paris, reçut son nom actuel. Edmond About (1828-1885) était le fils d’un épicier lorrain. Après de brillantes études – premier à l’agrégation de littérature – il a été nommé en 1851 membre de l’Ecole française d’Athènes en compagnie de l’architecte Charles Garnier. De son séjour hellénique, il a publié son premier ouvrage polémique La Grèce contemporaine qui démystifie ce berceau de notre civilisation. La polémique et l’humour ont été alors sa marque de fabrique. Auteur à succès, critique d’art féroce, journaliste iconoclaste, il a été éluà l'Académie Française en 1884 mais il a décédé avant d'avoir pu prononcer son discours de réception… déjà imprimé.

Boulevard Emile Augier

Ancienne avenue de la Petite Muette, ce boulevard qui longe le chemin de fer d’Auteuil reçut le nom d’Emile Augier en 1893, mort 5 ans plus tôt.
Plus célèbre auteur dramatique de son temps, applaudi à 24 ans pour “La Ciguë”, Emile Augier écrit près de 30 pièces de théâtre dite de « comédie sérieuse ». Entré à l’Académie Française à seulement 36 ans, il fut un conseiller très écouté de Napoléon III.

Rue Emile Menier

Emile Justin MenierCette rue a été créée en 1899 sous le nom du propriétaire du terrain sur laquelle elle a été ouverte. De 1900 à 1909, elle fut appelée rue de Pomereu avant de retrouver son appellation initiale. Emile-Justin Menier (1826-1881) n’est autre que le fils du fondateur des chocolateries Menier, Antoine Brutus Menier. Homme de terrain, Emile Menier a recentré les activités de l’entreprise familiale sur la fabrication du chocolat en poudre et en tablettes. Pour cela, il a créé l’usine de Noisiel, le premier bâtiment au monde à structure métallique apparente. Il est aussi caractérisé par les motifs de sa façade en carreaux de céramiques. Ce « château industriel » est aujourd’hui le siège de Nestlé France. Patron progressiste pour l’époque, il a fait bâtir, près de son usine, une cité ouvrière modèle et a ouvert, avant la loi Jules Ferry, une école laïque, gratuite et obligatoire pour les enfants des ouvriers de son usine.

Rue Ernest Hébert

Ernest Hébert, La Grandière Immobilier

Cette rue, percée en 1927 lors du démantèlement du bastion 58, un des fameux “fortifs” de l’enceinte Thiers a reçu le nom du peintre Ernest Hébert (1817-1908). Ce dauphinois, Grand Prix de Rome de Peinture d'histoire, a accédé à la notoriété avec le tableau « La Malaria » présenté au Salon en 1850 et exposé au musée d’Orsay. Une belle carrière s'ouvrant à lui, il a partagé son temps entre la France et l'Italie. Très vite il devint un portraitiste recherché de la haute société parisienne du second Empire et de la troisième République, dont il fréquentait les salons. Mais c'est en Italie qu'il a trouvé ses sujets de prédilection en peignant des scènes paysannes empreintes d'un réalisme mélancolique.

Rue Erlanger

Histoire de la Rue Erlanger Située entre la rue d’Auteuil et le boulevard Exelmans, cette rue a été créée en 1862 grâce au démembrement du Château du Coq propriété du banquier Erlanger qui donna son nom à la rue. A ses débuts ce château n’était qu’un modeste rendez-vous de chasse que Louis XV acquit en 1761. Le roi le transforma en somptueuse propriété avec, notamment des serres et un jardin fleuriste dont il reste une trace aujourd’hui puisque les serres de la Ville de Paris occupent une partie de l’emplacement de ce jardin royal.

Place des Etats-Unis

Place des Etats-Unis, Paris 16Cette place a été créée en 1881 à l’emplacement des grands réservoirs qui, à partir de 1782, recueillaient l’eau de la Seine amenée par les pompes de Chaillot. L’eau était clarifiée avant d’être envoyée jusqu’à la Bastille pour alimenter les fontaines de la capitale. Ces réservoirs ont été remplacés, peu avant leur destruction, par les actuels réservoirs de Passy.

Rue Eugène Labiche

Cette rue a été ouverte en 1894 à l’emplacement de l’ancien jardin fleuriste municipal de La Muette. Dès sa création, elle reçut le nom de l’auteur dramatique Eugène Labiche (1815-1888).  Eugène Marie Labiche, issu d’une famille bourgeoise aisée, fait des études de jeune homme de bonne famille avant de se consacrer à l’écriture. Romancier et surtout auteur dramatique comique, il écrivit 174 pièces de théâtre pour le Palais-Royal, les Variétés, le Vaudeville, le Gymnase, etc. ; les meilleures ou les plus connues sont : Le Chapeau de paille d’Italie, Le Voyage de M. Perrichon, La Cagnotte, Le Choix d’un Gendre, Le plus Heureux des Trois, Doit-on le dire ? etc. Parmi cette production abondante – il parvint à faire jouer jusqu’à dix pièces la même année – seules quatre ont été écrites seule. Pour les autres, il employa 47 collaborateurs tout au long de sa carrière. Il fut élu à l’Académie le 26 février 1880 en dépit de l’opposition de nombreux académiciens pour cet auteur d’un genre qualifié de mineur.

Rue Eugène Manuel

Cette rue, ouverte en 1897 entre les rue Claude Chahu et Francisque Sancey, a été prolongée à deux reprises pour rejoindre l’avenue Paul Doumer en 1837.

Elle reçut en 1905 le nom d’Eugène Manuel (1823-1901).

Enseignant – une statue devant le lycée Janson de Sailly commémore son passage dans cet établissement du 16ème – Eugène Manuel a fait carrière dans les ministères avant d’être nommé inspecteur général de l’instruction publique en 1878.

Poète, il a laissé une œuvre abondante marquée par les thèmes de la famille, de l’amour et de la pitié envers les déshérités.

Par ailleurs, plusieurs générations d’élèves ont travaillé sur ses livres de lecture (La France) et ses éditions classiques de morceaux choisis de Jean-Baptiste Rousseau et d’André Chénier.

Rue Eugène Poubelle

Histoire de la rue Eugène Poubelle à ParisCette petite rue des bords de Seine (elle ne comporte qu’un seul numéro, le n°2) , créée en 1907, ne reçut son nom actuel qu’en 1933.

Après de brillantes études de droit, Eugène Poubelle (1831-1907) embrassa la carrière préfectorale jusqu’à devenir préfet de la Seine de 1883 à 1896. Le préfet de la Seine était très influent à cette époque. Il était notamment chargé de l'administration courante. C'est ainsi qu'il fut amené à prendre un arrêté en date du 7 mars 1884 qui obligeait les propriétaires d'immeubles à mettre à la disposition de leurs locataires des récipients communs, munis d'un couvercle et d'une capacité suffisante pour contenir les déchets ménagers ; l’arrêté prévoyait également le tri sélectif mais cette demande prémonitoire est restée lettre morte. Cette prescription a amélioré de manière considérable l’hygiène des 2 millions d’habitants de la capitale et les Parisiens prirent l'habitude de désigner les réceptacles à ordures du nom du préfet Poubelle.

Eugène Poubelle fut également à l’origine de la mise en route du tout-à-l’égout, concept qui, suite à la dernière résurgence du choléra en 1892, gagna la faveur du public. Cela lui permit, en 1894, de faire passer un arrêté imposant aux propriétaires de raccorder leurs immeubles au réseau d'égout et de payer les frais d’exploitation afférents à la collecte de leurs eaux usées.

Boulevard Exelmans

Histoire du boulevard Exelmans Paris 16Créé en 1862 en même temps que le viaduc de la petite ceinture qui occupait sa partie médiane, ce boulevard reliait d’abord la rue d’Auteuil à l’avenue de Versailles avant d’être prolongé en 1863 jusqu’au quai Louis Blériot. Bien que portant un nom de maréchal de France depuis 1867, il ne fait pas partie des boulevards des Maréchaux.
La carrière de Rémy Joseph Isidore Exelmans est exemplaire. Engagé à 16 ans dans les armées de la Révolution, combattant valeureux de toutes les gerres napoléoniennes, général à 32 ans, promu Pair de France par la Monarchie de Juillet, il est fait Maréchal de France par la IIème République avant de mourir en 1852 à 77 ans.

Avenue d'Eylau

La construction de cette avenue a commencé en 1877 pour ne s’achever qu’en 1888. Mais, dès 1885, elle a reçu le nom de la victoire d’Eylau remportée sur les russes et les prussiens les 7 et 8 février 1807. Cette bataille est intervenue pendant la campagne de Pologne. Elle a vu l’affrontement brutal et sanglant de 46 000 hommes et 300 canons du côté français et de 80 000 hommes appuyés de 400 pièces du côté prusso-russe. En dépit de cette infériorité numérique, Napoléon n’a pas hésité à lancer offensives sur offensives pour, au bout de deux jours, rester maître du terrain. Cette bataille a été marquée par la charge des 10 000 cavaliers de Murat, une des plus importantes de toute la période napoléonienne. Toutefois, c’est une victoire à la Pyrrhus car elle a coûté fort cher : 23 000 tués ou blessés.

Rue de la Faisanderie

Cette rue emprunte son nom à la Faisanderie du château de la Muette. Cette propriété fut également appelée le Petit-Parc. La Faisanderie fut en partie démembrée dans le lotissement de 1825 avant de disparaître complètement, en 1854, lors de la création de l’avenue de l’Impératrice devenue, depuis, l’avenue Foch. Histoire de la rue de la Faisanderie, Paris 16

Rue Fantin-Latour

Histoire de la rue Fontin-LatourUne portion de cette rue a été créée en 1899 sous le nom d'impasse Exelmans puis rue Exelmans. Elle a été complétée, pour la partie qui débouche sur le quai Louis Blériot, par la rue Emile Fournier, appelée ensuite rue Emile Deschanel.

Le tout fut réuni en 1929 sous son nom actuel. Peintre intimiste, Théodore Fantin-Latour (1836-1904) est surtout connu par ses portraits - auto-portraits, portraits individuels et portraits de groupe à la mode hollandaise - et ses natures mortes. Il excellait également dans les compositions poétiques inspirées par les musiciens qu'il admirait. Bien que très proches des impressionnistes, Fantin-Latour poursuivit jusqu'à sa mort sa recherche personnelle guidée par la peinture traditionnelle, un trait précis et le goût des noirs et des gris.

Rue Faustin Hélie

Histoire de la Rue Faustin Hélie à Paris 16eCette rue fut créée sous le nom de Sainte-Claire au moment du lotissement du parc Guichard en 1854. Elle reçut le nom de Faustin Hélie, qui habitait une rue voisine, en 1885.

Nantais d’origine, Faustin Hélie (1799-1884) a été un juriste parmi les plus marquants du XIX° siècle. Entré comme rédacteur au ministère de la justice en 1824, il gravit tous les échelons jusqu’à la direction des affaires criminelles. Conseiller à la Cour de Cassation en 1872, il devint vice-président du Conseil d’Etat en 1879.

Ses publications ont influencé et influencent encore le droit pénal. On lui doit, entre autres, une utilisation très restrictive de la garde à vue ou le fait que le prévenu, qui devait connaître le contenu de son dossier, devait s’entretenir seul avec le juge d’instruction pour ne subir aucune influence.

Avenue Félix d’Hérelle

Cette avenue, qui se situait sur le territoire de Boulogne-Billancourt, fut annexée par la ville de Paris en 1925 sous le nom d’avenue Saint-Exupéry avant de recevoir celui de Félix d’Hérelle (1873-1949).

Félix Hubert Haerens, son nom de naissance, quitta Paris pour le Québec après d’obscures études de médecine. Au Canada, il adopta le nom de Félix d’Hérelle. Un nom qui s’écrivait alors sans accent car les machines à écrire anglaises n’en étaient pas pourvues.

Chimiste puis microbiologiste et un peu charlatan sur les bords, il proposait alors de lutter contre les sauterelles par des moyens bactériologistes. Mais, en 1917, assistant de recherche à l’Institut Pasteur, il découvrit le bactériophage, un ultravirus qui s’attaque aux bactéries, capable, pensait-il de lutter contre toutes les épidémies. La phagothérapie, ancêtre de nos antibiotiques était née. Pendant la guerre de 14-18, Félix d’Hérelle va produire plus de 12 millions de doses de médicaments pour les armées alliées.

Après de nombreuses pérégrinations de par le monde, il est mort oublié en 1949.