Rue du Docteur-Blanche

Rue de Docteur Blanche, Paris 16 D’abord sente des Fontis puis rue des Fontis, cette rue reçut en 1894 le nom de ce médecin aliéniste célèbre qui avait créé rue d’Ankara, en 1847, une maison de santé, un asile d’un genre nouveau. Les patients y partageaient la vie quotidienne du docteur Esprit Blanche et sa famille et pouvaient se promener librement dans le parc de 5 hectares. De cette initiative est née l’institution la plus célèbre d’Europe fréquentée, entre autres, par Gérard de Nerval, Charles Gounod, Théo Van Gogh (le frère de Vincent) ou Guy de Maupassant qui, atteint de syphilis, y finit ses jours.

Place du Docteur Hayem

Ce carrefour entre les rues de Boulainvilliers, La Fontaine, Raynouard et de l’Assomption a reçu en 1935 le nom du docteur Hayem. Georges Hayem (1841-1933), fils d’un important négociant du Sentier, se devait de suivre une filière commerciale mais se furent les sciences et la médecine sa passion. Médecin des hôpitaux de Paris, spécialiste du système digestif avant de créer la spécialité d’hématologie, professeur à la Faculté de médecine de Paris et membre de l’Académie de médecine, Georges Hayem est une des grandes figures de la médecine moderne. Outre la création de l’hématologie – il fut le président fondateur de la Société Française d’Hématologie -, on lui doit des progrès considérables dans la pratique de la transfusion sanguine et dans le traitement des maladies du foie.

Place du docteur Paul Michaux

Histoire de la Place du docteur Paul Michaux, Paris 16e arrt.Cette place a été créé en 1934 sur une partie de l’avenue du Parc des Princes pour rendre hommage au docteur Paul Michaux (1854-1923). Lorrain de Metz, Paul Michaux s’est réfugié à Paris avec sa famille après le défaite de 1870. Devenu un brillant chirurgien tout au long de sa carrière dans les Hôpitaux de Paris – on lui doit l’installation des premiers autoclaves et la mise au point des sutures par agrafes métalliques – Paul Michaux est surtout passé à la postérité par son engagement associatif. Fervent catholiques, il est à l’origine de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France qui, outre l’encouragement à la pratique sportive, dispensait une formation militaire et religieuse.

Avenue Dode de La Brunerie

Histoire de l'avenue Dode de la Brunerie, Paris seizièmeCette voie, créée en 1932 lors du démantèlement du bastion 66, un des ”fortifs” de l’enceinte Thiers, reçut dès sa création son nom actuel. Juste retour des choses, le maréchal de France Dode de La Brunerie (1775-1851) dirigea la construction de l’enceinte fortifiée de Paris. Officier du génie, il fit les campagnes d'Égypte, d'Allemagne et d'Espagne, et dirigea les sièges de Saragosse (1809) et de Badajoz (1810). Général de Brigade et baron d’Empire en 1909, officier du génie incontournable, il servit tous les régimes, son principal fait d’armes étant la prise du palais du Trocadéro en 1823. Nommé, en 1840, président du conseil des fortifications, il eut, en cette qualité, à diriger la construction des fortifications de Paris qu’il acheva en cinq années. Il reçut en récompense le bâton de maréchal de France.

Rue Dosne

Le 16ème arrondissement compte plusieurs rues qui portent le nom du propriétaire du terrain sur lequel elles ont été ouvertes. Ainsi, cette rue, créée en 1827, porte le nom de la famille Dosne.

Cette famille, avec quelques autres (les Laffite et les Picot entre autres), investit dans des terrains vierges au début du XIXe ce qui fit leur fortune. En 1906, mademoiselle Dosne possédait encore un jardin privé de 21 330 m2 dans la rue qui porte le nom de sa famille.

Mais les Dosne sont aussi passés à la postérité par les relations [très] étroites qu’ils entretenaient avec Adolphe Thiers, le chef de l’Etat français. Adoplphe Thiers, en effet, amant de la maîtresse de maison, Eurydice, a épousé sa fille aînée Elise tout en entretenant des relations étroites avec sa jeune sœur Félicie. Le tout dans une parfaite harmonie transgénérationnelle. A la mort du séducteur impénitent, son épouse Elise a créé la Fondation Thiers dans un somptueux hôtel particulier bâti en 1892 qui sera abandonné en 1986.

Rue Dufrénoy

Histoire de la rue Dufreénoy Paris XVIAppelée rue du Puits-Artésien à sa création en 1857, cette artère reçut son nom actuel en 1867 lors de sa prolongation jusqu’au boulevard Lannes. Ours-Pierre-Armand Petit-Dufrénoy (1792-1857) fut un brillant géologue et minéraliste. Polytechnicien, attaché au corps des mines, Dufrénoy est surtout connu pour la publication de la première carte géologique de la France en collaboration avec Elie de Beaumont. Cet ouvrage, fruit de treize années de recherches, permit enfin de connaître la constitution géologique du pays jusque là méconnue. Dufrénoy fut directeur de l’Ecole des Mines pendant 20 ans. Eminent professeur de minéralogie, on lui doit la collection de minéraux du Muséum national d’histoire naturelle, une des plus importantes du monde.

Rue Dumont d’Urville

Histoire de la rue Dumont d’UrvilleCette rue a été créée à  l’emplacement du chemin de ronde intérieur du mur des Fermiers Généraux, le chemin de ronde de l’Etoile.

En 1864, cette nouvelle rue reçut le nom du navigateur Dumont d’Urville (1790-1842). 

Si Jules Sébastien César Dumont d’Urville est resté célèbre pour sa découverte de la terre Adélie (du prénom de sa femme Adèle), on lui doit également l’acquisition par la France de La Vénus de Milo. En effet, il découvrit cette statue, la plus célèbre au monde, lors d’une expédition dans la Mer Noire et les Iles Grecques. C’est sur sa recommandation et suite à sa description de l’œuvre que la France décida de l’acheter. Mais la carrière de navigateur-explorateur de Dumont d’Urville ne faisait que commencer. Tout au long de sa vie aventureuse, à bord de La Coquille devenue ensuite L’Astrolabe, il  arpenta le Pacifique pour des missions scientifiques qui ont considérablement enrichi les collections du Museum d’Histoire Naturel. C’est en 1840, en poussant son bateau au plus près du pôle magnétique Sud qu’il découvrit la terre Adélie.
Jules Dumont d’Urville connut une fin tragique puisqu’il périt avec sa femme et son fils de 14 ans dans la première catastrophe ferroviaire française, le 8 mai 1842 dans la tranchée de Bellevue à Meudon.

Rue Duret

Statue de Francisque Joseph DuretPar décret du 10 août 1868 on a donné le nom de Rue Duret à une partie de la rue de la Pompe en l’honneur de Francisque Joseph Duret (1804-1865), Sculpteur français, élève du baron Bosio, Francisque Duret remporte le Prix de Rome de sculpture en 1823 avec un bas-relief « Douleur d'Évandre sur le corps de son fils Pallas ». Il part alors pour la villa Médicis à Rome l'année suivante et y séjourne jusqu'en 1828. De retour à Paris, il se fait connaître par ses œuvres romantiques, notamment, la statue de l’archange Saint-Michel de la fontaine de la place Saint-Michel. Professeur à l'école des Beaux-Arts de Paris de 1852 à 1863, il est le maître du sculpteur Jean-Baptiste Carpeaux.

Avenue Dode de la Brunerie

Histoire de l'Avenue Dode de la BrunerieOuverte par la Ville de Paris en 1932 à la limite du bastion 66 sur l'ancien territoire de Boulogne-Billancourt, cette avenue reçut le nom du maréchal de France Dode de la Brunerie (1775-1851).

Officier du génie, Guillaume Dode fit les campagnes d’Egypte, d’Allemagne et d’Espagne et dirigea les sièges de Saragosse et de Badajoz (1810). Général et baron de l’Empire, il continua à servir dans le génie et s’illustra en 1823 par la prise du palais du Trocadéro. Nommé en 1840 président du conseil des fortifications, il dirigea la construction des fortifications de Paris et acheva en cinq années cette œuvre immense ; il reçut en récompense le bâton de maréchal de France le 17 septembre 1847.

Rue des Eaux

C’est en perçant cette rue vers 1650 que furent découvertes les eaux minérales de Passy. Jusqu’en 1770, date de la disparition de cette source ferrugineuse, il était de bon ton devenir prendre les eaux à Passy. Cette rue qui s’appela au cours des siècles ruelle des Eaux, passage des Anciennes Eaux et passage des Eaux tire son nom de ce passé thermal.Histoire de la Rue des Eaux

Rue Edmond About

Histoire de la rue Edmond About à Paris, 16ème arrondissementCette rue, créée en 1894 sur l’emplacement de l’ancien jardin fleuriste de la Ville de Paris, reçut son nom actuel. Edmond About (1828-1885) était le fils d’un épicier lorrain. Après de brillantes études – premier à l’agrégation de littérature – il a été nommé en 1851 membre de l’Ecole française d’Athènes en compagnie de l’architecte Charles Garnier. De son séjour hellénique, il a publié son premier ouvrage polémique La Grèce contemporaine qui démystifie ce berceau de notre civilisation. La polémique et l’humour ont été alors sa marque de fabrique. Auteur à succès, critique d’art féroce, journaliste iconoclaste, il a été éluà l'Académie Française en 1884 mais il a décédé avant d'avoir pu prononcer son discours de réception… déjà imprimé.

Boulevard Emile Augier

Ancienne avenue de la Petite Muette, ce boulevard qui longe le chemin de fer d’Auteuil reçut le nom d’Emile Augier en 1893, mort 5 ans plus tôt.
Plus célèbre auteur dramatique de son temps, applaudi à 24 ans pour “La Ciguë”, Emile Augier écrit près de 30 pièces de théâtre dite de « comédie sérieuse ». Entré à l’Académie Française à seulement 36 ans, il fut un conseiller très écouté de Napoléon III.

Rue Emile Menier

Emile Justin MenierCette rue a été créée en 1899 sous le nom du propriétaire du terrain sur laquelle elle a été ouverte. De 1900 à 1909, elle fut appelée rue de Pomereu avant de retrouver son appellation initiale. Emile-Justin Menier (1826-1881) n’est autre que le fils du fondateur des chocolateries Menier, Antoine Brutus Menier. Homme de terrain, Emile Menier a recentré les activités de l’entreprise familiale sur la fabrication du chocolat en poudre et en tablettes. Pour cela, il a créé l’usine de Noisiel, le premier bâtiment au monde à structure métallique apparente. Il est aussi caractérisé par les motifs de sa façade en carreaux de céramiques. Ce « château industriel » est aujourd’hui le siège de Nestlé France. Patron progressiste pour l’époque, il a fait bâtir, près de son usine, une cité ouvrière modèle et a ouvert, avant la loi Jules Ferry, une école laïque, gratuite et obligatoire pour les enfants des ouvriers de son usine.

Rue Ernest Hébert

Ernest Hébert, La Grandière Immobilier

Cette rue, percée en 1927 lors du démantèlement du bastion 58, un des fameux “fortifs” de l’enceinte Thiers a reçu le nom du peintre Ernest Hébert (1817-1908). Ce dauphinois, Grand Prix de Rome de Peinture d'histoire, a accédé à la notoriété avec le tableau « La Malaria » présenté au Salon en 1850 et exposé au musée d’Orsay. Une belle carrière s'ouvrant à lui, il a partagé son temps entre la France et l'Italie. Très vite il devint un portraitiste recherché de la haute société parisienne du second Empire et de la troisième République, dont il fréquentait les salons. Mais c'est en Italie qu'il a trouvé ses sujets de prédilection en peignant des scènes paysannes empreintes d'un réalisme mélancolique.

Rue Erlanger

Histoire de la Rue Erlanger Située entre la rue d’Auteuil et le boulevard Exelmans, cette rue a été créée en 1862 grâce au démembrement du Château du Coq propriété du banquier Erlanger qui donna son nom à la rue. A ses débuts ce château n’était qu’un modeste rendez-vous de chasse que Louis XV acquit en 1761. Le roi le transforma en somptueuse propriété avec, notamment des serres et un jardin fleuriste dont il reste une trace aujourd’hui puisque les serres de la Ville de Paris occupent une partie de l’emplacement de ce jardin royal.