Place Richard de Coudenhove-Kalergi

Cette petite place du quartier de Chaillot porte depuis 1982 le nom de ce précurseur de l’Union Européenne.

Né à Tokyo d’un père diplomate austro-hongrois et d’une mère japonaise, Richard Nikolaus de Coudenhove-Kalergi a été convaincu très tôt de la nécessité de promouvoir l’esprit européen pour obtenir la paix en Europe. Avec son livre Paneuropa, publié en 1923, il a proposé le premier projet moderne d’une Europe unie. Pour diffuser ses idées, il fonda ensuite le mouvement paneuropéen qui mobilisa intellectuels aussi bien que politiques tels qu’Aristide Briant dont le projet d’Union européenne présenté en 1929 devant la Société des Nations s’inspirait largement des idées de Coudenhove-Kalergi. Celui-ci, après avoir pris la nationalité française en 1939, reprit ses activités européennes après la guerre en fondant, en 1947, l’Union Parlementaire européenne qui déboucha sur la création du Conseil de l’Europe et sur celle du Parlement européen.

Place Rochambeau

Histoire de la place Rochambeau, Paris 16èmeCe carrefour reçut son nom actuel en 1934 en l’honneur du Maréchal de Rochambeau. Jean-Baptiste Donatien, Comte de Rochambeau (1725-1807) fut d’abord destiné aux ordres avant de prendre la place de son frère aîné décédé dans l’armée royale. Réputé pour sa bravoure et son esprit tactique, il gravit rapidement tous les échelons avant de prendre la tête du corps expéditionnaire fort de 6 000 hommes partis aider les insurgés américains dirigés par George Washington. Sa contribution fut essentielle dans la bataille de Yorktown qui mit fin à la guerre d’indépendance américaine. De retour en France, il fut nommé Maréchal de France en 1791 avant de tomber en disgrâce. Echappant de peu à la guillotine, il se retira dans ses terres où il finit ses jours pensionné par Napoléon.

Place Tattegrain

Francis Tattegrain, peintre, Pêcheur à la foeneCette place, située au carrefour entre l’avenue Henri Martin et le boulevard Flandrin, a reçu, en 1955, le nom du peintre Tattegrain (1852-1915).

Né à Péronne, c’est à Berck, son lieu de vacances, que Francis Tattegrain a découvert sa vocation de peintre.

Et la majeure partie de son œuvre picturale a été consacrée à la Côte d’Opale et aux petites gens qui vivent de la mer : La femme aux épaves, Les Deuillants à Etaples par exemple.

Devenu peintre officiel de la IIIe République, il reçut des commandes de l’Hôtel de Ville de Paris pour des œuvres historiques telles que l’Entrée de Louis XI à Paris (1892) mais il reste avant tout un maître du naturalisme marin.

Cette place associe dans son hommage au nom de Tattegrain, le frère du peintre, Georges, sculpteur et poète très attaché à sa terre picarde.

Place Victor-Hugo

Histoire de la Place Victor-Hugo, Paris 16Aménagée, elle aussi, lors du lotissement de la plaine de Passy, cette place a d’abord été nommée rond-point Charles-X avant de devenir rond-point de Saint-Cloud puis rond-point des Bassins, une dernière appellation tirée des bassins qui entouraient la fontaine édifiée en son centre. Son nom changea encore à la destruction des bassins en rond-point de la Plaine puis place de l’Hippodrome car cette place bordait un hippodrome qui fonctionna jusqu’en 1877. Devenue place d’Eylau en 1864, elle prit son nom actuel en 1885 à la mort du poète.

Pont d'Iéna

Déjà, pour la fête de la Fédération du 14 juillet 1790, un éphémère pont de bateaux avait été organisé à cet emplacement pour permettre l’accès au Champ de Mars. Le pont d’Iéna, lui, a été construit de 1809 à 1813 et reçut le nom de la célèbre victoire sur les Prussiens du 14 octobre 1806. En 1815, Louis XVIII sauva ce pont de la destruction par le Maréchal Bücher qui commandait les troupes d’occupation prussiennes en changeant son nom en pont des Invalides. Le pont d’Iéna retrouva son nom d’origine en 1830.Histoire du Pont d'Iéna

Quai Louis Blériot

 

L'avion de Louis Blériot

 

Cet ancien chemin de halage est d’abord devenu le  quai d’Auteuil en 1883 avant d’adopter le nom de Louis Blériot en 1937.

Pour beaucoup d’entre nous Louis Blériot (1872-1936) est avant tout le héros de la première traversée de la Manche, le 25 juillet 1909 : un vol de 37 mn pour une traversée de 38 km ! Mais, avant cet exploit, cet ingénieur des Arts et Manufactures avait fait fortune dans la fabrication de phares à acétylène pour l’industrie automobile en plein essor. Devenu créateur et fabricant d’avions, Louis Blériot a construit en 1910 le premier avion de transport qui pouvait accueillir 7 passagers.  Il a ensuite largement participé à l’effort de guerre en livrant plusieurs centaines d’avions pendant la guerre de 14-18.

Rue Adolphe Yvon

Histoire de la rue Adolphe Yvon by La Grandière Immobilier

Cette rue, créée en 1883, a fait partie de la rue de la Tour jusqu’à ce que, en 1896, elle reçoive le nom du peintre Adolphe Yvon (1817-1883) qui avait son atelier dans cette rue. Ce Lorrain de naissance est connu comme un peintre des batailles. C’est, en effet, ses tableaux de batailles napoléoniennes qui l’ont fait connaître. Peintre officiel de la guerre de Crimée sous le Second Empire, il en a rapporté des tableaux puissants et d’une très grande précision sur la prise de Solférino et de Malakoff.

Rue Agar

 

Histoire de la rue d'Agar

 

Célèbre pour abriter les deux immeubles « Art Nouveau » d’Hector Guimard, la rue Agar a la forme d'un T majuscule : le pied de la barre verticale se situant au niveau du 41, rue Gros, le côté gauche de la barre horizontale étant en cul-de-sac et le côté droit se terminant au 19, rue La Fontaine. Elle a été ouverte en 1911 sous le nom de rue Moderne puis rebaptisée en 1912 pour célébrer la mémoire de Marie-Léonide Charvin, dite Agar (1836-1891), artiste dramatique qui habita à Auteuil de 1870 à 1880. Avant de devenir Agar au théâtre, Marie-Léonide Charvin était montée à Paris en 1857 pour fuir un mariage raté et faire une carrière « artistique ». D’abord chanteuse de cafés-concerts, les « bleugants » de l’époque, elle s’est lancée dans le théâtre avec succès puisqu’elle fut avec Rachel et Sarah Bernhardt l’une des plus célèbres tragédiennes de la fin du XIX° siècle.

Rue Albéric Magnard

Histoire de la rue Albéric Magnard à Paris 16A sa création en 1904, cette rue a reçu le nom de Richard Wagner remplacé en 1927 par un compositeur de musique français, Albéric Magnard, tué par les Allemands en 1914.

Fils de Francis Magnard, rédacteur en chef du Figaro, Albéric fit des études de droit avant d'entrer au Conservatoire de Paris. Parfois surnommé ”le Bruckner français”, il ne composa que 21 opus : quatre symphonies, un Chant funèbre op. 9 pour orchestre (1895, une sonate pour violon et piano, un trio avec piano, un quatuor à cordes, un quintette pour vents et piano ainsi que des œuvres lyriques. La vie de Magnard fut marquée par un certain nombre d'engagements. En effet, il dédia sa quatrième symphonie à une organisation féministe et démissionna de l'armée en tant que dreyfusard. Son Hymne à la justice était dédié au capitaine Dreyfus.

Rue Alfred Bruneau

Histoire de la rue Alfred Bruneau, Paris XVICréée en 1846 sous  le nom de rue La Fontaine, cette ancienne voie privée devint en 1863 l’avenue Saint-Philibert avant de recevoir en 1938 son nom actuel.

Louis Charles Bonaventure Alfred Bruneau (1857-1934) est un compositeur et critique musical influent. Après de brillantes études musicales au Conservatoire de Paris, il s’est lancé dans la composition d’opéras. C’est après son premier opéra Kérim (1887) qu’il rencontra Emile Zola avec lequel il entama une collaboration suivie. Alfred Bruneau s’inspira des œuvres de son ami jusqu’à ce que Zola n’écrive lui-même les livrets de plusieurs opéras dont le plus connu est Messidor (1897). Alfred Bruneau, aujourd’hui un peu oublié, joua un rôle déterminant pour introduire le réalisme sur la scène lyrique française, adaptant le naturalisme d'Émile Zola à la musique.