Boulevard de Montmorency

Ce boulevard est né lors de la création en 1853 du chemin de fer d’Auteuil destiné à prolonger le chemin de fer de Ceinture sur les communes de Passy et Neuilly. Pour aménager la gare d ‘Auteuil et ses abords, la compagnie concessionnaire acheta la propriété de Montmorency-Boufflers, et créa ainsi l’actuelle rue Poussin, la villa Montmorency et le boulevard du même nom.
C’est au n° 67 du boulevard Montmorency que les frères Edmond et Jules Goncourt s’installèrent en 1868  et où ils prirent l’habitude de réunir tous les écrivains de leur époque : de Zola à Théophile Gautier, d’Alphonse Daudet à Maupassant.
Histoire du Boulevard de Montmorency

Boulevard Delessert

Ce boulevard, créé en 1876, devait longer la place du Roi-de-Rome. Mais cette place devint les jardins du Trocadéro et le boulevard Delessert emprunta le tracé que nous lui connaissons aujourd’hui. C’est sur ce boulevard, à l’angle avec la rue de Passy, que Georges Clémenceau fut légèrement blessé dans un attentat en 1919.

Boulevard Emile Augier

Ancienne avenue de la Petite Muette, ce boulevard qui longe le chemin de fer d’Auteuil reçut le nom d’Emile Augier en 1893, mort 5 ans plus tôt.
Plus célèbre auteur dramatique de son temps, applaudi à 24 ans pour “La Ciguë”, Emile Augier écrit près de 30 pièces de théâtre dite de « comédie sérieuse ». Entré à l’Académie Française à seulement 36 ans, il fut un conseiller très écouté de Napoléon III.

Boulevard Exelmans

Histoire du boulevard Exelmans Paris 16Créé en 1862 en même temps que le viaduc de la petite ceinture qui occupait sa partie médiane, ce boulevard reliait d’abord la rue d’Auteuil à l’avenue de Versailles avant d’être prolongé en 1863 jusqu’au quai Louis Blériot. Bien que portant un nom de maréchal de France depuis 1867, il ne fait pas partie des boulevards des Maréchaux.
La carrière de Rémy Joseph Isidore Exelmans est exemplaire. Engagé à 16 ans dans les armées de la Révolution, combattant valeureux de toutes les gerres napoléoniennes, général à 32 ans, promu Pair de France par la Monarchie de Juillet, il est fait Maréchal de France par la IIème République avant de mourir en 1852 à 77 ans.

Boulevard Flandrin

Boulevard de Flandrin, Paris XVIe Ce boulevard a été créé en 1854 en même temps que le chemin de fer d’Auteuil. On pouvait voir à l’angle de l’avenue Foch la gare du Bois de Boulogne par où arrivaient les chefs d’Etat et souverains qui venaient en visite officielle.
Cette artère reçut en 1865 le nom du peintre Hippolyte Flandrin mort l’année précédente. Élève de Dominique Ingres, son travail se situe à la charnière du néo-classicisme et du style académique. Il se livra d’abord à la peinture historique, avant de se tourner vers la peinture religieuse. Il exécuta les peintures murales de Saint-Germain-des-Prés et de Saint-Vincent-de-Paul à Paris.

Boulevard Lannes

 

Boulevard Lannes, Paris XVIe

 

Cette ancienne partie de la rue Militaire, un chemin de ronde de l’enceinte fortifiée, devint le boulevard Lannes en 1864.

Jean Lannes (1769-1809), duc de Montebello et Maréchal d’Empire, était apprenti teinturier dans son Gers natal  quand il s’enrôla dans un bataillon de volontaires en 1792 mais c’est le général Bonaparte qui le remarqua lors de la campagne d’Italie et le fit général de Brigade. Commandant de la garde consulaire après la campagne d’Egypte. C’est à l’issue de la deuxième campagne d’Italie dont il fut le héros à Montebello et Marengo, qu’il reçut son bâton de maréchal. Lannes mourut à Vienne suite à une blessure reçue à la bataille d’Aspen.

Boulevard Thierry de Martel

Thierry de MartelCe boulevard, créée à l’emplacement des bastions 52 et 53, deux des ”fortifs” de l’enceinte Thiers, reçut en 1946 son nom actuel. Thierry de Martel (1876-1940) s’est d’abord fait connaître comme joueur de rugby de haut niveau, champion de France en 1896. Médecin, il s’est rapidement orienté vers la chirurgie neurologique avec, en 1909, la première ablation d’une tumeur au cerveau. Traumatisé par la Première Guerre Mondiale au cours de laquelle il a perdu son fils, il fit le serment de ne plus jamais adresser la parole à un Allemand. Dans les années 20, le professeur de Martel a développé la neurochirurgie en France et, notamment, en améliorant les techniques de trépanation. Le 14 juin 1940, jour de l’entrée des troupes allemandes à Paris, Thierry de Martel, fidèle à sa promesse, s’est suicidé en avalant de la strychnine.

Chaussée de la Muette

Cette ancienne voie de la commune de Passy doit son nom à sa proximité avec le château de la Muette. Située hors de Paris, elle était séparée de la rue de Passy par une grille. À son achèvement, la chaussée de la Muette allait jusqu’à la porte de la Muette avant d’être amputée des avenues Prudhon et Raphaël. Histoire de la Chaussée de la Muette

Histoire de l'avenue Pierre 1er de Serbie

Histoire de l'avenue Pierre 1er de Serbie, Paris seizième arrondissementCette avenue, qui appartient au 16ème arrondissement entre la place d’Iéna et l’avenue Marceau,  a été créée en 1918 sur une partie de la rue Pierre Charron pour honorer Pierre 1er de Serbie, un roi très francophile.

Petar Karageorgévitch (1944-1921), qui avait fait ses études à Saint-Cyr, s’est engagé dans la Légion Etrangère en 1870 pour tenter de repousser les Prussiens. Appelé à régner sur la Serbie en 1903, il a rompu avec le régime autoritaire d’Alexandre 1er en mettant en place un système démocratique et libéral inspiré de la Grande-Bretagne. Porte-drapeau de l’amitié franco-serbe, Pierre 1er est devenu une icône de la démocratie dans les Balkans. Nommé roi des Serbes, des Croates et des Slovènes en 1918, il a cédé en 1921 son trône à son fils Alexandre Ier de Yougoslavie qui a connu une fin tragique en 1934 à Marseille.

Histoire de la rue Mérimée

Histoire de la rue Mérimée, Paris 75116Cette rue, vraisemblablement créée au début du 19ème siècle, s’appela tour à tour passage des Biches, puis passage des Belles Feuilles avant de recevoir son nom actuel en 1894.

S’il est passé à la prospérité grâce à ses nouvelles, Prosper Mérimée (1803-1870) a été aussi et surtout le premier grand protecteur du patrimoine historique français. Parmi ses nombreuses nouvelles, souvent empreintes d’exotisme, il faut citer Mateo Falcone, Colomba ou Carmen (popularisée par l’opéra de Georges Bizet), des créations qui lui vaudront d’entrer à l’Académie Française en 1844. Nommé inspecteur général des Monuments Historiques en 1834, il se lança dans un grand recensement de tous les édifices de France et confia à son ami Eugène Viollet-le-Duc la restauration de monuments en péril tels que la basilique de Vézelay, Notre Dame de Paris ou la Cité de Carcassonne. En 1978, le Ministère de la Culture lui a rendu hommage en créant “la base Mérimée” qui recense l’ensemble des monuments historiques et, au-delà, le « patrimoine architectural remarquable ».