Rue Benjamin Godard

Rue Benjamin Godard by LLGI agence immobilière

Créée en 1905 sous le nom de rue Maxime, cette voie reçut son nom actuel en 1907. Benjamin Godard (1849-1895) est un compositeur dans la mouvance romantique. Aujourd’hui méconnu, il a pourtant marqué son époque.

Très précoce – il a composé sa première œuvre à seize ans -, Benjamin Godard a composé au cours de sa courte carrière plus de 150 œuvres dont plusieurs opéras. Sa grande œuvre, l’opéra Jocelyn, a été créée au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles avant de rencontrer le succès à Paris. Violoniste de formation, deux de ses concerti pour violon symbolise la musique du milieu du XIXe siècle marquée à la fois par la virtuosité technique et la sensibilité romantique. On peut voir son buste square Lamartine et à l’Opéra Comique.

Rue Benjamin Frankin

 

Histoire de la rue Benjamin Franklin à Paris XVI

 

Cette rue a été créée en 1788 dans la propriété des Pères Minimes sous le nom de rue Neuve des Minimes. C’est en 1907 qu’elle fut rebaptisée rue Benjamin Franklin. Ecrivain, physicien et diplomate, Benjamin Franklin (1708-1790), est l’une des plus illustres figures de l’histoire américaine et l’un des esprits les plus brillants du « siècle des Lumières ». Dernier né d’une famille bostonienne de 17 enfants, Benjamin Franklin s’est initié très tôt au journalisme en se faisant anonymement publier dans le journal de son frère James. A 17 ans, il décida de quitter Boston pour Philadelphie, ville qu’il marquera à jamais. Il y reprit “La gazette de Pennsylvanie” en 1729. Mais déjà, Franklin avait dépassé le cadre du journalisme. Philosophe et écrivain, il publia, sous le pseudonyme de Richard Saunders, “L’ Almanach du pauvre Richard”, un recueil de chroniques parsemé de maximes, sentences et proverbes qui était devenu le livre des sagesses de la classe moyenne de l’époque. Egalement scientifique, il a beaucoup travaillé sur l’électricité et la météorologie ce qui lui permet d’inventer entre autres le paratonnerre. Engagé politiquement, Benjamin Franklin devint l’un des pères fondateurs des Etats-Unis, participant à la Déclaration d’indépendance et à la rédaction de la constitution américaine. Nommé ambassadeur en France où il devint la coqueluche des milieux littéraires et scientifiques, il joua en effet un grand rôle lors de la guerre contre l’Angleterre. Après la signature du traité de paix de 1783, il est retourné s’installer en Pennsylvanie. Il s’est éteint dans sa ville non sans avoir milité contre l’esclavage.

Rue Benouville

Créée lors du lotissement de la Faisanderie du château de la Muette en 1825, cette rue s’appela d’abord Histoire de la rue Benouville Paris 16eChabrol, nom du préfet de la Seine, le comte Gilbert Gaspard de Chabrol de Volvic. Plusieurs rues de Paris portant ce nom, il fut remplacé par son nom actuel.  François-Léon Benouville (1823-1859)  est un peintre académique français qui se fit connaître en 1838 par son tableau Mercure et Argos. Prix de Rome en 1845, il se spécialisa dans la peinture religieuse mettant en scène des sujets de l’histoire chrétienne. Le musée d’Orsay présente plusieurs de ses œuvres  dont Martyrs chrétiens entrant à l'amphithéâtre alors que le musée du Louvre possède un grand nombre de ses dessins.

Rue Berlioz

Histoire de la rue Berlioz Paris 16Il est frappant de constater que la mémoire du grand compositeur Hector Berlioz ne soit honorée à Paris que par cette petite voie privée qui relie la rue Pergolèse à la rue du Commandant Marchand.

Rien ne prédestinait Louis-Hector Berlioz (1803-1869) à devenir l'un des plus grands compositeurs du 19ème siècle.

Né à la Côte-Saint-André, petite bourgade iséroise, il était destiné à la médecine comme ses parents le souhaitaient. Mais, arrivé à Paris, il déserte la Faculté de médecine pour le conservatoire et les salles de concert. Après une Messe solennelle composée en 1824, c'est le coup de tonnerre de la Symphonie fantastique en 1830. Composée pour illustrer sa passion pour une actrice irlandaise, Harriet Smithson, cette œuvre magistrale a un retentissement majeur en Europe mais elle est boudée des Français.

 Toute sa carrière va illustrer ce paradoxe. Ce n'est qu'en 1837 avec la première du Requiem que Berlioz est reconnu en France même s'il doit s'astreindre à  de longues tournées triomphales européennes pour remplir ses caisses souvent vides. Sa dernière œuvre majeure sera le monumental opéra Les Troyens qui aura, plus d'un siècle plus tard, l'honneur d'être donné pour la séance inaugurale de l'Opéra Bastille.

Rue Boileau

Rue Boileau Paris 16ème Cette ancienne rue des Garennes au XVIIe siècle, allait de l’actuelle rue d’Auteuil à la potence des seigneurs d’Auteuil située à l’emplacement de la place de la Porte de Saint Cloud. Elle devint la rue Boileau en 1792 du nom du poète Nicolas Boileau-Despréaux qui vécut dans cette rue.
Boileau habitait au niveau de l’actuel n° 26 une maison de campagne où il s’était retiré pour soigner son asthme et où il recevait ses amis tels que Racine qui écrivait alors : « Il est heureux comme un roi dans sa solitude ou, plutôt, dans son hotellerie d’Auteuil. »
L’auteur des Satires et des Epîtres, pour ne citer que ses œuvres les plus remarquables, vendit sa propriété en 1709 avant de mourir en 1711 dans le cloître de Notre-Dame.

Rue Bois-le-Vent

Cette rue de Passy était déjà pavée en 1720. Elle appartenait alors à la rue de l’Eglise devenue rue de l’Annonciation. La création de la place de Passy, en 1835, coupa la rue de l’Eglise en deux rues. Celle située à l’Ouest reçut alors son nom actuel. L’origine de Bois-le-Vent est assez mystérieuse. L’hypothèse la plus plausible semble être le fait que cette rue était alors exposée au vent venu du Bois de Boulogne. Le marché couvert très fréquenté des habitants du quartier date de 1855 mais il ne prit sa forme actuelle qu’en 1873.

Rue Boissière

Au XVIIIème siècle, la partie située à l’extérieur du mur des Fermiers-Généraux prolongeait la rue de la Croix-Boissière qui était à l’intérieur de Paris. Le nom de cette ancienne rue venait d’une croix à laquelle on suspendait du buis le jour des Rameaux. En 1825, le chemin et la rue furent réunis en une seule rue qui, en 1868, reçut son nom actuel qui ne retint que le buis comme symbole.

Rue Bosio

 

Oeuvre de François-Joseph Bosio
 
Cette rue ouverte en 1882 à Auteuil entre le rue Poussin et la rue Pierre Guérin reçut en 1886 le nom du sculpteur Bosio.

François-Joseph Bosio (1768-1845) est né à Monaco dans une famille d’artistes. Après un long séjour en Italie, il « monta » à Paris en 1808 où, très vite, il s’est fait remarquer. Bas-reliefs pour la colonne Vendôme, bustes du couple impérial et de sa famille, Bosio a été très sollicité.

Rallié à la monarchie en 1814, il devint sculpteur du roi. Parmi ses œuvres de l’époque que nous pouvons admirer de nos jours, citons la statue équestre de Louis XIV de la place des Victoires ou la statue d’Henri IV enfant pour la ville de Pau.  Mais son œuvre majeure demeure le quadrige de bronze La Paix conduite sur un char de triomphe installé au sommet de l’arc de triomphe du Carrousel. C’est lors de l’inauguration de cette sculpture que François-Joseph Bosio reçut le titre de baron.

Rue de Boulainvilliers

Cette rue porte le nom du château de Boulainvilliers (appelé aussi château de Passy) auquel elle menait jusqu’à ce que, en 1831, elle fût prolongée jusqu’à la rue de Passy en traversant le parc du château.
Cette demeure seigneuriale de Passy fut érigée en 1381 et s’enrichit au fil de ses prestigieux propriétaire. A son apogée au XVIIIe  siècle, le château dominait un parc de 8 hectares dessiné par Le Nôtre et un potager de 4 hectares descendant jusqu’à la Seine.

Rue de Bouquet de Longchamp

Ce fut une ruelle de l’ancien village de Chaillot qui devint la rue du Bouquet de Longchamp au XIXe siècle du fait de la présence d’un ancien bouquet d’arbres appartenant à l’abbaye de Longchamp.
L'abbaye de Longchamp fut fondée en 1255 par Isabelle de France, soeur de Saint-Louis, en bordure de la Seine dans la forêt de Rouvray (Bois de Boulogne) sur la paroisse d'Auteuil. Après plusieurs siècles de recueillement, l’abbaye connut un relâchement de ses règles au point qu’au XVIIIe elle était plus connue pour ses mondanités que par sa piété. Les religieuses furent expulsées sous le Directoire en 1792 et les bâtiments du monastère vendus en 1794. Seuls subsistent aujourd’hui le colombier, transformé en donjon crénelé à la mode Viollet-le-duc en 1858, et le moulin situés au bord de l’hippodrome de Longchamp.

Rue Brignole

Cette rue reçut, dès sa création en 1879, le nom de la propriétaire du terrain Mme de Brignole-Sale, duchesse de Galliera.

Dernière de la lignée des Brignole-Sale, qui donna neuf doges à la ville de Gènes, Maria (1811-1883) passa la plus grande partie de sa vie à l’ancien hôtel Matignon, devenu l’hôtel Galliera qu’elle céda à l’Autriche-Hongrie qui en fit son ambassade.

Fastueuse philanthrope, elle utilisa une partie de son immense fortune (280 millions de francs de l’époque) pour fonder orphelinats, hospices, écoles etc. Elle fut ainsi la co-fondatrice de Sciences-Po en achetant l’hôtel particulier de la rue Saint Guillaume pour abriter l’Ecole Libre de Science Politiques. Elle fit ériger le palais Galliera – devenu Musée Brignole-Galliera – pour abriter ses collections. Mais, en conflit avec le gouvernement de Clémenceau, ses collections furent données à la ville de Gènes.

Avenue Bugeaud

Histoire de l'avenue Bugeaud, Paris 16eAncienne voie des communes de Passy et de Neuilly, cette artère a été créée en 1826 sous le nom d'avenue Dauphine en l'honneur de la dauphine de France, la duchesse d'Angoulème. Prolongée jusqu'au bois en 1854 lors de la création de l'avenue de l'Impératrice (aujourd'hui avenue Foch), elle reçut en 1864 le nom du maréchal Bugeaud (1784-1849).

Thomas-Robert Bugeaud, marquis de la Piconnerie devint duc d'Isly suite à sa victoire sur les armées marocaines en 1844. Engagé à vingt ans, en 1804, dans les troupes napoléoniennes, le jeune noble périgourdin ne tarda pas à se faire remarquer par sa bravoure qui lui valut d'être promu colonel en 1813. Partagé entre la politique et les armes, Bugeaud est surtout entré dans l'histoire comme le pacificateur (particulièrement violent) de l'Algérie.

Avenue du Camoens

Histoire de l'avenue du Camoens Paris 16Cette courte avenue, tracée entre le boulevard Delessert et la rue Franklin, reçut, dès sa création en 1904, le nom de l’immense poète portugais Luis Vaz de Camoês (1525-1580).

Le Camoens est considéré comme le plus grand poète du Portugal où il fait l’objet d’un véritable culte à l'instar de Shakespeare en Grande-Bretagne.

Sa grande œuvre est l’épopée nationale des Lusiades. Ironie du sort, ce poème épique où il chante la gloire des Portugais (en latin lusitani), les exploits et les découvertes de Vasco de Gama, aurait été composé au cours de l’exil de Camoens à Macao.

Rue Chalgrin

rue Chalgrin Paris 16eme, La Grandière Immobilier

Cette rue est constituée de deux branches en forme de V. La branche Est a été créée en 1825 sous le nom de rue de Bellevue alors que la branche Ouest s’appelait chemin des Bouchers lors de son ouverture en 1856. Ces deux parties ont été réunies en 1865 et reçurent le nom de Chalgrin en hommage à l’architecte de l’Arc de Triomphe.

L’œuvre de Jean-François Chalgrin résume assez bien l’architecture officielle du XVIII  siècle néoclassique. Architecte à la mode, sollicité par tous les grands de l’époque, on lui doit la réfection de la façade de l’église Saint-Sulpice, l’hôtel Saint-Florentin, l’aménagement du Palais du Luxembourg, la restauration du théâtre de l’Odéon et bien d’autres bâtiments détruits depuis. Chargé par Napoléon Ier de concevoir un monument à la gloire de la Grande Armée, Chalgrin a tracé les plans de l’Arc de Triomphe de l’Etoile qui ne sera achevé que vingt-cinq ans après sa mort… sous la monarchie de Juillet.

Rue Chardon-Lagache

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C’est au XVIIIe que la rue de la Municipalité fut créée entre la rue Jouvenet et la rue Charles-Marie Widor. Prolongée en 1862 jusqu’à la place d’Auteuil, elle s’appelait alors rue Le Mire, puis rue du Point du Jour. Avec son prolongement jusqu’à l’avenue de Versailles, elle reçut son nom actuel de Chardon-Lagache. Pourquoi ce nom ? Parce que, en 1857, les époux Chardon-Lagache fondèrent en 1857, à l’actuel n°1, une maison de retraite pour les vieux de plus de 60 ans de condition modeste. Pierre-Alfred Chardon, époux Lagache, après avoir fait fortune « Aux Montagnes Russes », un magasin dit « de nouveautés » du Faubourg-Saint-Honoré, consacra sa fortune à la création de cette maison de retraite.
Les époux Chardon-Lagache furent imités dès 1860 par l’Assistance publique qui ouvrit en 1865 l’institution Sainte-Perrine que nous connaissons toujours.