Rue Auguste Maquet

Histoire de la rue Auguste Maquet, Paris 16èmeDès sa création en 1898, cette rue reçut son nom actuel. Auguste Maquet (1813-1888), romancier et dramaturge prolifique, est surtout passé à la postérité grâce à sa collaboration avec Alexandre Dumas. De 1838 à 1851, du Chevalier d’Harmental à La Tulipe Noire en passant par Les Trois Mousquetaires et Le Comte de Monte-Cristo, Auguste Maquet fut le “nègre“ d’Alexandre Dumas. Cette collaboration fructueuse a fait l’objet de nombreuses études pour définir le mérite des deux écrivains. En fait, il semblerait que Maquet écrivait une première version à partir de ses connaissances historiques alors que Dumas y apportait son style romanesque. Cette relation entre les deux écrivains a fait l’objet d’un film en 2010 L’Autre Dumas dans lequel le personnage de Maquet est interprété par Benoît Poelvoorde.

Rue Auguste Vacquerie

Précédemment partie de la rue des Bassins - du fait de la proximité des bassins de la pompe à feu de Chaillot - au même titre que la rue Copernic, cette rue reçut à sa création en 1895 le nom d'Auguste Vacquerie mort peu de temps auparavant.

Journaliste, poète et auteur dramatique, Auguste Vacquerie est surtout connu pour sa proximité avec Victor Hugo et sa famille. Son frère Charles fut le mari de la fille de Hugo, Léopoldine, avec laquelle il périt tragiquement dans un accident de barque. Très proche du grand poète, Auguste Vacquerie lui rendit de nombreuses visites à Jersey, terre d'exil de Victor Hugo dont il réalisa des portraits photographiques qui sont passés à la postérité. Exécuteur testamentaire de Hugo, il se chargea des éditions posthumes du poète.

Rue d’Auteuil

Rue d'auteuil.jpg A l’origine, cette Grande-Rue du village d’Auteuil allait de la Route de Versailles à une sablière à l’orée du Bois de Boulogne. Au début du XIXe, elle fut coupée en deux tronçons, l’un sous le nom de rue Molière, l’autre restant la Grande-Rue. Lors du rattachement à Paris du village d’Auteuil en 1860, les deux tronçons reçurent le nom de rue d’Auteuil mais, en 1877, la rue perdit la partie baptisée rue Rémuzat. La rue d’Auteuil comptait de nombreuses propriétés mais, outre quelques maisons anciennes, le dernier témoignage du passé est le restaurant Le Mouton Blanc (au n°40) où Molière, Racine, Boileau, La Fontaine et Ninon de Lenclos avaient l’habitude de se retrouver.

Rue de Bassano

Histoire de la rue de Bassano, Paris 75016Cette rue était au 18ème siècle la ruelle des Jardins pour sa partie XVI° et la rue du Château des Fleurs pour sa partie VIII°. Ces deux tronçons ont été réunis en 1865 par une percée effectuée à travers les jardins de l'ancien couvent Sainte-Perrine de Chaillot.

La nouvelle rue ainsi créée reçut en 1867 le nom d'Hugues-Bernard Maret, duc de Bassano (1763-1839).

Homme politique et diplomate, ministre des Affaires Etrangères de 1811 à 1813, pair de France, membre de l'Académie Française et de l'Académie des Sciences Morales et Politiques, le duc de Bassano fut même président d'un cabinet qui ne dura que trois jours en 1834. Il se fit connaître au début de la Révolution en rédigeant un Bulletin de l'Assemblée nationale qui devint le Moniteur universel, et en fondant, en 1791, le Club des Feuillants.
Il participa à la préparation du 18 Brumaire.

Rue des Bauches

C’était, à l’origine, le sentier des Bauches avant de devenir rue des Bauches en 1913. L’origine de cette appellation demeure assez mystérieuse même si l’hypothèse la plus probable est liée au sens même du mot « bauches ». C’est, en effet, un terrain boueux servant souvent de repaire aux sangliers ce que ce quartier de La Muette pouvait être dans le passé.

C’est au n°9 de cette rue que se cache un cadre de verdure exceptionnel à 100 mètres du carrefour de la Muette : le jardin des Bauches. Plus de 300 variétés de végétaux et près de 500 plantes, fleurs, vivaces, arbres et arbustes font du Jardin des Bauches un lieu magique, coloré, inspiré et inspirant. Conçu pour être charmant à chaque saison, le jardin vous étonnera particulièrement au printemps et à l'automne.

Boulevard Beauséjour

La création de ce boulevard, en 1853, est concomitante de la construction du chemin de fer d’Auteuil. Il remplace un chemin de ronde du Bois de Boulogne, la route de ronde à Auteuil.
Il tire son nom du parc de Beauséjour qui fut coupé en deux par la création de l’Avenue Mozart en 1867. Ce parc magnifiquement arboré comptait quelques maisons discrètes. Parmi les hôtes illustres de ces pavillons, on peut citer Le Père Lachaise, Madame de Récamier, Chateaubriand tout occupé à ses Mémoires et Rossini qui y donnait des soirées musicales.

Rue Beethoven

Histoire de la rue Beethoven Paris 75016Sur les plans de 1730, cette rue apparaissait déjà sous l’appellation de montée des Bonshommes du nom du couvent qu’elle longeait. Très pentue, elle s’appella le nom de rue de la Montagne de 1790 à 1864, date à laquelle elle reçut le nom de Ludwig von Beethoven (1770-1827). En 1876, l’ouverture du boulevard Delessert entraîna la suppression de la partie de la rue Beethoven qui aboutissait rue Raynouard.
Dans cette rue, on peut admirer un immeuble d’ateliers d’artistes, construit en 1913, œuvre de  l’architecte du port de Salonique, Georges Thirion.

Rue des Belles-Feuilles

Située de part et d’autre de l’Avenue Victor-Hugo, la partie de cette rue entre le rond-point de Longchamp et l’avenue Victor-Hugo reçut, dès sa création en 1825, son nom actuel. Alors que le tronçon entre Victor-Hugo et Bugeaud répondait aux doux nom de rue des Biches. Les deux parties ont été fusionnées en 1868. Quant au nom de “Histoire de la Rue des Belles-Feuilles Belles-Feuilles”, il provient sans doute du parc que la rue longeait à son origine avant qu’il ne soit démembré lors de l’urbanisation de la plaine de Passy.

Rue Bellini

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Cette rue a été ouverte en 1823 entre la rue Scheffer et la rue de la Tour à l’emplacement d’un chantier appelé La Planchette qui lui a donné son premier nom avant de recevoir celui de Bellini en 1864. Elle a perdu sa partie sud lors de la création de l’avenue Paul Doumer en 1924. Vincenzo Bellini (1801-1835) est un immense compositeur romantique italien qui fit l’essentiel de sa carrière dans sa Sicile natale et à Milan. Appelé à Paris pour créer un opéra à destination du théâtre italien de Paris, il mourut à Puteaux. Il n’avait pas 35 ans et pourtant on lui doit 12 opéras – dont Norma, Le Somnambule, I Puritani – et plus d’une centaine d’œuvres diverses : musique vocale de chambre, musique sacrée, piano, symphonies, arias et cantates… D’abord enterré au Père-Lachaise où son mausolée existe toujours, sa dépouille fut ensuite transférée à Catane (Sicile) où on lui voue un véritable culte.

Rue de Belloy

Histoire de la rue Jean-Baptiste de Belloy, Paris XVICette rue, créée en 1868, perdit une grande partie de son parcours lors de l’ouverture de la place des Etats-Unis en 1885. Dès sa création, elle reçut le nom de l’archevêque de Paris, Jean-Baptiste de Belloy (1708-1808).

La carrière de cet ecclésiastique fut exceptionnellement longue puisqu’il servit l’Eglise pendant 75 ans. Evêque de Glandèves (ou Glandevès) en Haute-Provence, il a été à la tête du diocèse de Marseille jusqu’à sa suppression en 1790. D'un esprit modéré, il fut un des évêques qui facilitèrent la conclusion du Concordat. Après la période si difficile de la Révolution, la bonté, le désir de paix, l'action pacifiante de ce prélat furent très bénéfiques pour l'Église de France. Napoléon reconnut ses mérites en le faisant nommer cardinal archevêque de Paris à 90 ans. A sa mort à 98 ans, c’est encore Napoléon qui fit ériger un monument en son honneur au sein de Notre-Dame de Paris.

Jean-Baptiste de Belloy  est passé à la postérité pour une toute autre activité que son sacerdoce. Vers 1800, il a inventé le système de la percolation du café et de la première cafetière appelée dubelloire.