Avenue du Général Balfourier

General-Balfourier

Cette courte avenue d’Auteuil (92 m de long sur 20 m de large) a été créée en 1934 dans un lotissement de la société Erlanger-Molitor. Dès sa création, elle reçut le nom du Général Balfourier mort un an plus tôt. Maurice Balfourier (1852-1933) est l’un de ces grands généraux qui se sont illustrés pendant la guerre de 14-18. Admis à 18 ans à Saint-Cyr, il fut nommé général de brigade en 1908 et général de division en 1912. A la tête du “Corps de fer” - une division chargée de défendre les frontières de l’Est – puis du 36e Corps, il s’est distingué devant Nancy et à la bataille de Verdun.

Avenue du Maréchal Fayolle

Histoire de l'avenue du Maréchal Fayolle, Paris 16eCréée en 1929 à l’emplacement des bastions de l’enceinte Thiers, cette avenue reçut d’abord le nom du Maréchal Joffre puis du Maréchal Fayolle lors de sa prolongation jusqu’à la place de la Porte de la Muette en 1933. Marie Emile Fayolle (1852-1928), polytechnicien et artilleur, fut nommé professeur à l'école de Guerre en 1904 où il enseigna les tactiques d’artillerie. Retraité, il fut rappelé au début de la guerre de 14-18. Après avoir participé à la défense de Nancy, Émile Fayolle reçut le commandement de la VIe Armée à la bataille de la Somme en 1916. En 1917, il fut placé à la tête des troupes d'intervention franco-anglaises chargées de seconder les Italiens après la débâcle de Caporetto. Il prit une part prépondérante à la victoire lors de la seconde bataille de la Marne en 1918. Il a terminé sa carrière par le commandement des troupes d'occupation en Palatinat et présidé la commission de contrôle alliée jusqu'en 1920. En 1921, le gouvernement l’a élevé à la dignité de maréchal de France.

Avenue du Maréchal Maunoury

Cette avenue a été créée en 1929 sur l'emplacement des bastions 58 et 59 en bordure de l'hippodrome d'Auteuil. Dès son ouverture, elle a reçu son nom actuel.

Joseph Maunoury (1847-1923), sorti à 20 ans de l'Ecole Polytechnique, a fait toute sa carrière dans l'Armée avant d'être nommé Gouverneur militaire de Paris en 1910. Placé en réserve en 1910, il fut rappelé à l'activité en 1914 où il fut placé à la tête de la VI° armée. C'est à ce poste qu'il s'illustra en septembre 1914 lors de la première bataille de la Marne connue sous le nom de bataille de l'Ourq. A la  fin de la guerre, il fut l'un des rares généraux invité à la signature du Traité de Versailles.

Créé maréchal de France après sa mort, il bénéficia d'obsèques nationales.

Avenue du Recteur Poincaré

Histoire de l'avenue du Recteur Poincaré, Paris 16èmeCette avenue est une des voies créées en 1928 à l’emplacement de l’ancien couvent de l’Assomption. Lucien Poincaré (1862-1920), frère du futur président Raymond Poincaré et cousin du mathématicien Henri Poincaré, fit de brillantes études scientifiques à l’Ecole normale supérieure avant de se consacrer à l’enseignement. Docteur ès sciences physiques, il fut professeur à la faculté des sciences physiques de Paris et à l’Ecole supérieure d’électricité. Tour à tour, recteur de l’académie de Chambéry, inspecteur général de l’instruction publique puis directeur de l’enseignement supérieur, il fut nommé vice-recteur de l’académie de Paris, poste qu’il occupait à sa mort à 56 ans. On lui doit La Physique moderne, son évolution, un ouvrage à la fois scientifique et historique sur cette discipline.

Avenue et Square Rodin

Histoire de l'Avenue et du Square Rodin, Paris XVIeLe square Rodin a été créé en 1928 à l’emplacement du couvent de l’Assomption qui occupait encore 5 hectares. Ce couvent et l’internat qui y était attaché avaient été créés en 1856 dans la propriété du château de la Tuilerie, un rendez-vous de chasse que François Ier affectionnait pour ses chasses dans la Bois de Boulogne. Quant à la rue du même nom, elle a été ouverte en 1930 entre la rue Mignard et la rue de la Tour.

Dés leur création, la rue et le square reçurent le nom du sculpteur Auguste Rodin (1840-1917). Rodin découvre la sculpture à quinze ans et, malgré la confiance de ses professeurs, échoue à trois reprises à l'entrée des Beaux-Arts. Il est alors engagé comme artisan-praticien dans des ateliers de sculpteurs officiels. En 1864, son 'Homme au nez cassé' est refusé au Salon, et ce n'est qu'en 1975 qu'il y sera exposé. Trois ans plus tard, 'L' Age d'airain' remporte un très grand succès même si on l'accuse, tant la sculpture parait réelle, d'avoir moulé son modèle. Après un deuxième succès, les commandes officielles abondent et Rodin devient artiste mondain. Il réalise aussi des oeuvres monumentales, comme 'La porte de l'Enfer' ou le célèbre 'Penseur' inspirés de l'oeuvre de Dante. En 1900, il organise une rétrospective de son oeuvre lors de l'exposition universelle. C'est la gloire nationale et internationale. Comme par exemple dans 'Le Baiser', Rodin savait donner à ses sculptures un relief vivant et sensuel que certains censeurs trouveront obscène. Ses thèmes littéraires et mythologiques ont ouvert la voie au symbolisme et s'il est resté fidèle à des matériaux traditionnels, il a développé la technique d'assemblage qui sera repris par les sculpteurs du XXe siècle. On ne peut parler de Rodin sans évoquer sa relation tragique avec Camille Claudel dont un film a été tiré.

Avenue Félix d’Hérelle

Cette avenue, qui se situait sur le territoire de Boulogne-Billancourt, fut annexée par la ville de Paris en 1925 sous le nom d’avenue Saint-Exupéry avant de recevoir celui de Félix d’Hérelle (1873-1949).

Félix Hubert Haerens, son nom de naissance, quitta Paris pour le Québec après d’obscures études de médecine. Au Canada, il adopta le nom de Félix d’Hérelle. Un nom qui s’écrivait alors sans accent car les machines à écrire anglaises n’en étaient pas pourvues.

Chimiste puis microbiologiste et un peu charlatan sur les bords, il proposait alors de lutter contre les sauterelles par des moyens bactériologistes. Mais, en 1917, assistant de recherche à l’Institut Pasteur, il découvrit le bactériophage, un ultravirus qui s’attaque aux bactéries, capable, pensait-il de lutter contre toutes les épidémies. La phagothérapie, ancêtre de nos antibiotiques était née. Pendant la guerre de 14-18, Félix d’Hérelle va produire plus de 12 millions de doses de médicaments pour les armées alliées.

Après de nombreuses pérégrinations de par le monde, il est mort oublié en 1949.

Avenue Foch

Histoire  de l'avenue Foch - Paris 16e L’histoire de la création de cette avenue est liée au Bois de Boulogne qu’Haussmann venait de transformer en lieu de promenades et de loisirs. Il manquait une voie d’accès digne de ce beau parc. La route de Saint-Germain (avenue de Neuilly) et la route de Suresnes (avenue Victor Hugo) ne faisaient pas l’affaire de Napoléon III qui commanda un nouveau tracé. Quand Haussmann s’empara du projet, il en fit l’avenue de 120 mètres de large que nous connaissons. Une véritable voie triomphale baptisée en 1854 avenue de l’Impératrice. Devenue avenue Ulrich de 1870 à 1875, puis avenue du Bois, elle reçut son nom actuel en 1929, l’année de la mort du généralissime Fernand Foch.

Avenue Gordon Bennett

Histoire de l'Avenue Gordon Bennett Cette artère qui relie la porte d’Auteuil à la porte de Boulogne en longeant les serres de la Ville de Paris et Roland Garros porte le nom de James Gordon Bennett junior (1841-1918), homme de presse et passionné de sport qui passa une bonne partie de sa vie en France. Fils de l’éditeur du New York Herald, Bennett est obligé de quitté les Etats-Unis à la suite d’un nouveau scandale mondain dont il était coutumier. Etabli à Paris, il crée, en 1887,  l’International Herald Tribune et continue sa vie tumultueuse partagée entre la direction de son journal, une vie privée à scandales et sa passion pour le sport qui lui fera créer des Coupes Gordon Bennett pour le yachting, l’automobile et même l’aéronautique.

Avenue Henri Martin

Cette ancienne partie de l’avenue de l’Empereur (1858-1877), puis avenue du Trocadero (1877-1885), reçut enfin le nom de l’historien Henri Martin, maire du XVIe arrondissement. Cette avenue perdit la section Président Wilson en 1918 et Georges Mandel en 1945.
Qui se souvient aujourd’hui d’Henri Martin ? Il faut consulter les archives de l’Académie Française dont il fut un des « immortels » pour apprendre que sa grande œuvre fut son « Histoire de France » récompensée par de nombreux prix. Elu à l’Académie en remplacement d’Adolphe Thiers en 1878, Henri Martin fut maire du XVIe arrondissement en 1870, député de Paris en 1871, sénateur en 1876 avant de mourir le 18 décembre 1883.
Histoire de l'avenue Henri Martin, Paris 16

Avenue Jules Janin

Dès sa création en 1884, cette rue privée a reçu le nom de Jules Janin, mort en 1874 rue de la Pompe.

Stéphanois d'origine monté à Paris, Jules Janin a débuté sa carrière chez un avoué où il avait Honoré de Balzac comme collègue.

Devenu journaliste, après la Revue de Paris, la Revue des Deux Mondes, le Figaro et la Quotidienne, il a rejoint le Journal des Débats où il est resté 40 ans, gagnant ainsi le surnom de « prince des critiques ». Ecrivain très prolifique - il a publié près de 40 ouvrages - il fut enfin reçu à l'Académie Française en 1870, après plusieurs tentatives infructueuses.