Avenue de l’Amiral Bruix

 Peinture de l'Amiral Bruix Le boulevard, anciennement rue Militaire, part de l'avenue de Malakoff et arrive à la place du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, où il laisse la place au boulevard Lannes.
ll a reçu, en 1932, son nom d’Étienne Eustache Bruix (1759-1805) qui, après une brillante carrière dans la marine, reçut de Napoléon le commandement du camp de Boulogne qui réunissait les forces censées envahir l’Angleterre.
Ce boulevard compte aujourd’hui parmi les trois boulevards des maréchaux à ne pas porter le nom d’un maréchal de France.

Avenue de la Grande Armée

 Histoire de Avenue de la Grande Armée Paris 16e

Frontière naturelle entre le 16ème et le 17ème, cette avenue fut créée par Louis XVI à l’emplacement d’une route menant au bac de Neuilly et, au delà, vers Saint-Germain-en-Laye. C’était la route n°13 vers Cherbourg et Le Havre. L’avenue a été conçue avec les 70 m de largeur que nous connaissons aujourd’hui. D’abord baptisée route de Neuilly, puis avenue de la Porte Maillot en 1848 avant de recevoir son nom actuel en 1864 en l’honneur des armées napoléoniennes qui firent les campagnes du premier Empire. C’est au nord de cette avenue que se situait le Luna Park, parc d’attractions très populaire au début du XX° siècle implanté à la place du théâtre Columbia érigé à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1900.

Avenue de Lamballe

Histoire de l'avenue du Lamballe à Paris 16Cette avenue a été tracée en 1925 dans une propriété ayant appartenu à la princesse de Lamballe. Cette propriété apparaît dès 1400 dans les documents.

Elle était alors occupée par Jean de Paci. Elle passa de propriétaires en propriétaires jusqu’à ce que la princesse de Lamballe ne l’acquiert vers 1768. Elle l’occupa jusqu’à sa mort en 1792. Marie-Thérèse Louise de Savoie-Carignan (1749-1792) était devenue princesse de Lamballe par son mariage, en 1767 avec un arrière petit-fils de Louis XIV. Un an plus tard, elle était veuve.

Devenue amie de la reine Marie-Antoinette, surintendante de la Cour, elle resta jusqu’à la fin fidèle au couple royal. Jusqu’à ce que la princesse soit massacrée le 3 septembre 1792 dans la cour de sa prison.

Avenue de Malakoff

La création de cette artère sous le nom d’avenue de Saint-Denis date de 1826. Elle était destinée à relier Passy à Saint-Denis. Elle reçut son nom actuel en 1864.
Le nom de Malakoff provient du nom d'une tour près de Sébastopol. La prise de cette tour par l'armée française sous Napoléon III, le 8 septembre 1855, a permis la prise de la ville de Sébastopol pendant la Guerre de Crimée.
En 1936, elle perdit la partie comprise entre l’Avenue Foch et le Trocadéro qui prit le nom de Raymond-Poincaré.
Histoire de l'Avenue de Malakoff

Avenue de New York

Histoire de l'avenue de New York Cette avenue dont la construction commença en 1572 a reçu au fil des siècles de nombreuses appellations. D’abord avenue des Bons-Hommes du fait de sa proximité avec le couvent du même nom, elle s’appela Savonnerie vers 1610 du nom de la célèbre manufacture royale de tapis qui précéda la Manutention Militaire. Devenue avenue de la Conférence en 1769 en prolongement du quai du même nom, puis quai de Chaillot et chemin de Paris à Versailles. Napoléon Ier lui fit porter le nom du général Billy, tué à la bataille d’Iéna. C’est en 1918, qu’elle devint l’avenue de Tokio, nom remplacé par New York en 1945.

Avenue de Versailles

Histoire de l'Avenue de Versailles

D’abord route de Versailles, puis de La Reine (ce qu’elle est restée côté Boulogne), ensuite chaussée d’Auteuil, cette longue avenue de plus de 2 km faisait partie de la route nationale Paris-Bayonne. C’est en 1877 qu’elle reçut son nom actuel. Vers 1850, l’aquarelliste et dessinateur Paul Gavarni – Sulpice-Guillaume Chevalier de son vrai nom – habitait une maison avec un grand parc aux essences rares qu’il dut abandonner en 1865 pour aller mourir Villa de la Réunion un an plus tard.

 

Avenue des Portugais

Située entre la rue Lapérouse et l’avenue Kléber, cette avenue, partie de la rue Paul Giraudoux, reçut en 1911 le nom de Sofia avant de recevoir son nom actuel en 1918 pour saluer l’entrée du Portugal aux côtés des Alliés lors de la guerre de 14-18. Si la participation du Portugal à la « Grande Guerre » est peu connue, elle fut cependant effective à partir de janvier 1917. Et 400 soldats portugais ont été invités à participer au défilé commémoratif du 11 novembre 1919 aux côtés des détachements alliés.
C’est entre cette avenue des Portugais, l’avenue Kléber et les rues de Presbourg et de la Pérouse que fut inauguré en 1845 l’Hippodrome. C’était une sorte d’immense cirque tout en bois de plus d’un hectare avec une piste ovale qui recevait des spectacles équestres, des courses de chars et des parades militaires. Cet établissement brûla le 27 juillet 1856 et fut reconstruit place Victor Hugo.
Histoire de l'Avenue des Portugais, Paris 16e

Avenue Dode de la Brunerie

Histoire de l'Avenue Dode de la BrunerieOuverte par la Ville de Paris en 1932 à la limite du bastion 66 sur l'ancien territoire de Boulogne-Billancourt, cette avenue reçut le nom du maréchal de France Dode de la Brunerie (1775-1851).

Officier du génie, Guillaume Dode fit les campagnes d’Egypte, d’Allemagne et d’Espagne et dirigea les sièges de Saragosse et de Badajoz (1810). Général et baron de l’Empire, il continua à servir dans le génie et s’illustra en 1823 par la prise du palais du Trocadéro. Nommé en 1840 président du conseil des fortifications, il dirigea la construction des fortifications de Paris et acheva en cinq années cette œuvre immense ; il reçut en récompense le bâton de maréchal de France le 17 septembre 1847.

Avenue Dode de La Brunerie

Histoire de l'avenue Dode de la Brunerie, Paris seizièmeCette voie, créée en 1932 lors du démantèlement du bastion 66, un des ”fortifs” de l’enceinte Thiers, reçut dès sa création son nom actuel. Juste retour des choses, le maréchal de France Dode de La Brunerie (1775-1851) dirigea la construction de l’enceinte fortifiée de Paris. Officier du génie, il fit les campagnes d'Égypte, d'Allemagne et d'Espagne, et dirigea les sièges de Saragosse (1809) et de Badajoz (1810). Général de Brigade et baron d’Empire en 1909, officier du génie incontournable, il servit tous les régimes, son principal fait d’armes étant la prise du palais du Trocadéro en 1823. Nommé, en 1840, président du conseil des fortifications, il eut, en cette qualité, à diriger la construction des fortifications de Paris qu’il acheva en cinq années. Il reçut en récompense le bâton de maréchal de France.

Avenue du Camoens

Histoire de l'avenue du Camoens Paris 16Cette courte avenue, tracée entre le boulevard Delessert et la rue Franklin, reçut, dès sa création en 1904, le nom de l’immense poète portugais Luis Vaz de Camoês (1525-1580).

Le Camoens est considéré comme le plus grand poète du Portugal où il fait l’objet d’un véritable culte à l'instar de Shakespeare en Grande-Bretagne.

Sa grande œuvre est l’épopée nationale des Lusiades. Ironie du sort, ce poème épique où il chante la gloire des Portugais (en latin lusitani), les exploits et les découvertes de Vasco de Gama, aurait été composé au cours de l’exil de Camoens à Macao.