Rue Alfred Bruneau

Histoire de la rue Alfred Bruneau, Paris XVICréée en 1846 sous  le nom de rue La Fontaine, cette ancienne voie privée devint en 1863 l’avenue Saint-Philibert avant de recevoir en 1938 son nom actuel.

Louis Charles Bonaventure Alfred Bruneau (1857-1934) est un compositeur et critique musical influent. Après de brillantes études musicales au Conservatoire de Paris, il s’est lancé dans la composition d’opéras. C’est après son premier opéra Kérim (1887) qu’il rencontra Emile Zola avec lequel il entama une collaboration suivie. Alfred Bruneau s’inspira des œuvres de son ami jusqu’à ce que Zola n’écrive lui-même les livrets de plusieurs opéras dont le plus connu est Messidor (1897). Alfred Bruneau, aujourd’hui un peu oublié, joua un rôle déterminant pour introduire le réalisme sur la scène lyrique française, adaptant le naturalisme d'Émile Zola à la musique.

Square Alfred Capus

Histoire de la square Alfred Capus Paris 16ème par La Grandière ImmobilierCréée en 1928, lors du démantèlement du bastion 62, un des “fortifs” de l’enceinte Thiers, cette rue a reçu, dès son ouverture, le nom d’Alfred Capus (1858-1922). Bien que destiné à une carrière scientifique, ce provençal d’origine s’est très vite orienté vers le journalisme en publiant dans le Gaulois, l’Echo de Paris et l’Illustration. Sous le pseudonyme de Graindorge,  il a également collaboré au Figaro dont il est devenu rédacteur en chef en 1914. Romancier, il a connu un certains succès mais c’est au théâtre de boulevard qu’il a du sa renommée qui l’a conduit jusqu’à l’Académie Française en 1914.

Rue Alfred-Dehodencq

Rue Alfred DehodencqCette rue fut créée en 1904 dans ce qui restait du parc de la Muette par son dernier propriétaire privé le comte de Franqueville. Dés sa création, elle reçut le nom du peintre Edme Alexis Alfred Dehodencq (1822-1882), peintre orientaliste français, qui compte parmi les plus importants peintres du XIXème siècle. Son goût pour l’orientalisme est né d’un séjour de 9 ans au Maroc auquel il était passionnément attaché. A son retour à Paris, il orienta ses œuvres vers le portrait. Dehodencq eut une grande influence sur Renoir (en particulier les enfants et les scènes de vie familiale). Aujourd’hui, les tableaux orientalistes et romantiques de Dehodencq sont très disputés aux enchères et sont présents dans tous les grands musées du monde.

Square des Aliscamps

Les-Alyscamps Paul-Gauguin

Cette voie, créée en 1932 lors du démantèlement du bastion 62, un des “fortifs” de l’enceinte Thiers, a reçu le nom d’Aliscamps en hommage à la célèbre allée d’Arles. Les Aliscamps (ou Alyscamps) sont les “champs élysées” d’Arles. Situés à l’extérieur de la ville, aux abords de la via Aurelia, ils reçurent les tombes, sarcophages et mausolées des dignitaires romains. A l’époque paléochrétienne, ce cimetière prit une importance majeure avec les sépultures du martyr Saint Genest et des premiers évêques d’Arles. La nécropole devint une étape obligée du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle et les chansons de Gestes y situèrent les combats de Charlemagne contre les Sarrasins pour expliquer l’abondance des tombes. Ce lieu mythique a été immortalisé par Dante dans son poème “L’enfer” puis, en 1888, par Van Gogh et Gauguin.

Place de l'Alma

Histoire de la place de l'AlmaCette place, dont la création commença en 1858, a reçu le nom du pont voisin. La construction de ce pont débuta en 1854 et s’acheva en avril 1856. Il reçut alors le nom de la toute récente victoire de l’Alma en 1854. Cette bataille opposa sur les rives du fleuve Alma, le 20 septembre 1854, une coalition franco-britanno-turque à l'armée russe lors de la guerre de Crimée. Les zouaves français prirent une part prépondérante dans la victoire. C’est pourquoi l’un des leurs figure entre les arches du pont. Ce zouave a longtemps servi aux parisiens à mesurer la montée des eaux de la Seine. Lorsque le niveau de la Seine atteignait les pieds de ce Zouave, les voies sur berges étaient fermées. Lorsque l'eau montait jusqu'aux cuisses du Zouave, la Seine n'était plus navigable. Lors de la crue historique de 1910, l'eau est montée jusqu'à ses épaules. Aujourd’hui, le Zouave a été rehaussé et les repères ont changé.

Avenue Alphand

Cette avenue a été créée en 1903 à l’emplacement d’un dépôt de la Compagnie des Petites Voitures de Paris. Cette compagnie, créée en 1855, est l’ancêtre de nos taxis G7 et de nos sociétés de location de voitures. En effet, elle exploitait principalement des voitures de place hippomobiles que l’on louait à la course ou à l’heure. En 1859, elle comptait déjà plus de  2 000 voitures de place – fiacres, coupés ou cabriolets – et plus de 1 000 voitures de remise que l’on pouvait louer à la journée ou au mois. On pouvait les remiser chez soi, d’où leur nom. La compagnie reçut même le droit exclusif de faire stationner ses voitures de place sur la voie publique à des emplacements privés ; ça ne vous rappelle rien ?
L’avenue reçut en 1907 le nom d’Alphand, inspecteur général des ponts et chaussées. Jean Charles Adolphe Alphand, collaborateur d’Haussmann, a notamment aménagé l’avenue de l’Observatoire, les jardins des Champs-Elysées, le parc Monceau, le bois de Vincennes, le parc Montsouris et le Bois de Boulogne. Le 16ème lui doit également les jardins du Trocadéro aménagés à l’occasion de l’Exposition universelle de 1899.

Avenue Alphonse XIII

Histoire de la rue Alphonse XIII à Paris 16èmeCette courte avenue (moins de 100 m) reçut le nom du roi d’Espagne dès sa création en 1912. Fils posthume d’Alphonse XII, Alphonse XIII (1886-1941) accéda au trône à 16 ans. Au cours de ses premières années de règne, il échappa par deux fois à des attentats : en 1905 d’abord à Paris aux côtés du Président Loubet, puis à Madrid lors de son mariage en 1906. Nostalgique des colonies perdues à la fin du 19ème siècle, il se lança à corps perdu dans la conquête du nord du Maroc. Après le coup d’état de Primo de la Rivera, il encouragea la dictature militaire qui sévit de 1923 à 1930. Les élections de 1931 virent la victoire des républicains qui proclamèrent la Seconde République espagnole. Alphonse XIII choisit alors de s’exiler en France d’abord puis à Rome d’où il appuya la révolte des phalangistes. Malgré ses bons rapports avec Franco, celui-ci ne lui rendit pas le trône promis.

Avenue de l’Amiral Bruix

 Peinture de l'Amiral Bruix Le boulevard, anciennement rue Militaire, part de l'avenue de Malakoff et arrive à la place du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, où il laisse la place au boulevard Lannes.
ll a reçu, en 1932, son nom d’Étienne Eustache Bruix (1759-1805) qui, après une brillante carrière dans la marine, reçut de Napoléon le commandement du camp de Boulogne qui réunissait les forces censées envahir l’Angleterre.
Ce boulevard compte aujourd’hui parmi les trois boulevards des maréchaux à ne pas porter le nom d’un maréchal de France.

Rue de l’Amiral Courbet

Amiral-Courbet

Dès sa création à la fin du XIX° siècle, cette rue reçut son nom actuel. Amédée Courbet (1827-1885), jeune polytechnicien a choisi de faire carrière dans la Marine au sein de laquelle il gravit tous les échelons. Nommé gouverneur de Nouvelle-Calédonie en 1879, il a pris la tête de la flotte française en Cochinchine pour mater la révolte des Pavillons noirs en 1882 jusqu’à la reddition complète des insurgés. Après ce succès, il a mené la guerre maritime contre la Chine qui s’est achevée en 1885 par une dernière victoire, l’avant dernière bataille navale remportée par la France. Il s’est éteint quelques mois plus tard à bord de son navire Le Bayard ; tout un symbole !

Rue de l'Amiral d’Estaing

Cette rue fut créée en 1869 au travers d’une propriété appartenant à l’un des bijoutiers de Napoléon, M. Nitot qui donna son nom à la rue jusqu’en 1949 où elle fut rebaptisée rue de l’Amiral d’Estaing (1729-1794).
Charles Henri Théodat d'Estaing, marquis de Saillans, vicomte de Ravel, a débuté sa carrière militaire dans l’infanterie avant de se faire muter dans la marine où il a fait une carrière malheureuse. Fait deux fois prisonnier par les Anglais en Inde, il fut nommé vice-amiral des mers d’Asie et d’Amérique en 1977 ce qui lui permit de prendre part, sans grand succès, à la guerre d’indépendance américaine. Gouverneur de Touraine puis Commandant de la Garde Nationale à Versailles après la prise de la Bastille, il a rallié la Révolution ce qui ne l’a pas empêché d’être guillotiné en 1794.