Rue Nungesser et Coli

 

Histoire de la rue Nungesser et Coli,  Paris 16ème

 

Cette rue a été créée en 1929 sur un ancien territoire de Boulogne annexé par Paris en 1925. Dès sa création, elle reçut le nom des deux aviateurs disparus ensemble en tentant la traversée de l’Atlantique Nord. Les noms de ces deux hommes sont associés pour toujours.

Charles Nungesser, né le 15 mars 1892 à Paris, part à 15 ans en Amérique du Sud. Il devient pilote de course automobile à 17 ans et apprend à piloter les avions en Argentine. Nungesser rejoint la France au début de la 1ère guerre mondiale pour s’engager dans le 2ème Hussards. Ses exploits lui permettent d’être transféré au Service Aéronautique. Force de la nature, combattant acharné, il cumule les victoires mais aussi les blessures. 45 avions ennemis abattus (homologués) mais aussi fractures du crâne, de la mâchoire, des jambes, genoux, des clavicules, etc, etc… Il figure parmi les As de la Grande Guerre.
Après la guerre, il tente de monter une école de pilotage à Orly, mais voit trop grand et fait faillite. Il part aux USA pour monter des spectacles reconstituant les grandes batailles aériennes. Il obtient une célébrité internationale en tournant dans des films consacrés à l’épopée de l’aviation.
François Coli, né le 5 juin 1881 à Marseille, s’engage dans l’infanterie en 1914. Après 2 graves blessures, déclaré inapte au combat, il réussit à se faire muter dans l’aviation. Il termine la guerre comme capitaine d’escadrille, décoré de la Croix de Guerre avec 10 citations et Officier de la Légion d’Honneur, mais il y aura perdu l’œil droit. En 1919, il réussit la double traversée de la Méditerranée et bat le record de distance en ligne droite. Homme de démesure, Charles Nungesser connaît à nouveau des problèmes financiers. Il lorgne sur le prix Orteig qui offre 20000 dollars (une fortune pour l’époque) à celui qui franchira l’Atlantique Nord en avion. C’est avec son ami Coli qu’il met au point ce projet. Le 8 mai 1927, par un petit matin gris, les deux hommes s’envolent du Bourget vers New-York à bord de « L’Oiseau Blanc ». Pour gagner du poids, il n’y a ni radio, ni canot de sauvetage. Ils n’arriveront jamais et on les dira perdus dans l’Atlantique Nord.
Quelques jours plus tard, le 21 mai 1927, l’américain Charles Lindbergh réussira la traversée New-York/Paris à bord du fameux Spirit of Saint Louis et remportera le prix Orteig.