Place Abbé Franz Stock

L'Abbé Franz StockSituée avenue du Général Clavery, côté impair, au niveau de son débouché sur les avenues Marcel Doret et Dode de la Brunerie, cette place était nommée place Pierre-de-Coubertin de 1965 à 1994 avant de recevoir le nom de l’Abbé Franz Stock (1904-1948).

Premier étudiant allemand admis à l’Institut Catholique de Paris depuis le Moyen-Âge, Franz Stock a été recteur de la mission catholique allemande de Paris de 1934 à 1939. Aumônier des prisons de Paris de 1941 à 1944, il apportait un soutien moral et spirituel aux détenus, préparait et accompagnait les condamnés à mort jusqu’au Mont Valérien, lieu d’exécution de nombreux résistants. De très nombreux témoignages (dont celui d’Edmond Michelet) établissent qu’il apportait le réconfort à ceux qui voulaient le recevoir et qu’à ses risques et périls, il servait de messager entre les familles et les résistants emprisonnés. En 1945, il fut chargé de l’instruction des séminaristes allemands prisonniers de guerre dans le “Séminaire des barbelés” installé dans le camp 501 de Coudray, près de Chartres.
L’Abbé Stock est considéré comme un pionnier de l’amitié franco-allemande.

Rue de l'Abbé Gillet

Cette impasse, située entre la rue de l’Annonciation et la rue Jean Bologne,  appartenait à la rue Lyautey jusqu’en 1938. Elle devint alors une rue à part entière et reçut le nom de l’Abbé Charles Gillet (1876-1938), officier de la Légion d’Honneur, Médaille Militaire, Croix de Guerre et vice-président des anciens combattants du XVIe arrondissement.Histoire de la rue de l'Abbé Gillet

Avenue de l'Abbé Roussel

logofondationdauteuil.jpgCe prolongement de l’avenue Perrichont a reçu en 1969 le nom de l’Abbé Roussel (1825-1897), fondateur des Apprentis d’Auteuil. Né dans la Sarthe Louis Roussel est arrivé à Paris en 1844 comme apprenti dans une maison d’images pieuses à Saint-Sulpice où il fut ordonné prêtre en 1854. En 1866, il acheta une masure au 40, rue La Fontaine où il s’installa avec une vingtaine d’enfants. L’œuvre de  « La première communion » était née avec pour objectif de préparer de jeunes déshérités à  la première communion. Mais l’enseignement du catéchisme ne suffisant pas, l’Abbé Roussel y ajouta l’apprentissage de la cordonnerie. Ce fut le début des « Orphelins-Apprentis d’Auteuil ». A sa mort, en 1897, l’Abbé Roussel avait ainsi formé plus de 30 000 enfants. Aujourd’hui, la « Fondation d’Auteuil » gère 170 établissements qui accueillent 9 300 jeunes.

Rue Adolphe Yvon

Histoire de la rue Adolphe Yvon by La Grandière Immobilier

Cette rue, créée en 1883, a fait partie de la rue de la Tour jusqu’à ce que, en 1896, elle reçoive le nom du peintre Adolphe Yvon (1817-1883) qui avait son atelier dans cette rue. Ce Lorrain de naissance est connu comme un peintre des batailles. C’est, en effet, ses tableaux de batailles napoléoniennes qui l’ont fait connaître. Peintre officiel de la guerre de Crimée sous le Second Empire, il en a rapporté des tableaux puissants et d’une très grande précision sur la prise de Solférino et de Malakoff.

Avenue Adrien Hébrard

Histoire de l'avenue Adrien HébrardCette avenue, comme les voies environnantes, a été créée en 1928 à l'emplacement du couvent de l'Assomption qui occupait encore 5 hectares.

Ce couvent et l'internat qui y était attaché avaient été créés en 1856 dans la propriété du château de la Tuilerie, un rendez-vous de chasse que François Ier affectionnait pour ses chasses dans le Bois de Boulogne.


Elle reçut à sa création le nom d'Adrien Hébrard (1833-1914), patron de presse et, accessoirement homme politique puisqu'il fut sénateur de Haute-Garonne pendant 18 ans.

Mais c'est le journaliste et patron de presse qui est passé à la postérité. D'abord journaliste au Courrier de Paris puis au Temps dont il devint le patron de ce quotidien de référence 6 ans seulement après y être entré. C'est sur les presses du Temps (interdit de publication à la libération) que Le Monde commença a être imprimé en 1944 ce qui expliquait son format - correspondant à la moitié du très grand format du Temps - et sa typographie gothique.

Rue Agar

 

Histoire de la rue d'Agar

 

Célèbre pour abriter les deux immeubles « Art Nouveau » d’Hector Guimard, la rue Agar a la forme d'un T majuscule : le pied de la barre verticale se situant au niveau du 41, rue Gros, le côté gauche de la barre horizontale étant en cul-de-sac et le côté droit se terminant au 19, rue La Fontaine. Elle a été ouverte en 1911 sous le nom de rue Moderne puis rebaptisée en 1912 pour célébrer la mémoire de Marie-Léonide Charvin, dite Agar (1836-1891), artiste dramatique qui habita à Auteuil de 1870 à 1880. Avant de devenir Agar au théâtre, Marie-Léonide Charvin était montée à Paris en 1857 pour fuir un mariage raté et faire une carrière « artistique ». D’abord chanteuse de cafés-concerts, les « bleugants » de l’époque, elle s’est lancée dans le théâtre avec succès puisqu’elle fut avec Rachel et Sarah Bernhardt l’une des plus célèbres tragédiennes de la fin du XIX° siècle.

Rue Albéric Magnard

Histoire de la rue Albéric Magnard à Paris 16A sa création en 1904, cette rue a reçu le nom de Richard Wagner remplacé en 1927 par un compositeur de musique français, Albéric Magnard, tué par les Allemands en 1914.

Fils de Francis Magnard, rédacteur en chef du Figaro, Albéric fit des études de droit avant d'entrer au Conservatoire de Paris. Parfois surnommé ”le Bruckner français”, il ne composa que 21 opus : quatre symphonies, un Chant funèbre op. 9 pour orchestre (1895, une sonate pour violon et piano, un trio avec piano, un quatuor à cordes, un quintette pour vents et piano ainsi que des œuvres lyriques. La vie de Magnard fut marquée par un certain nombre d'engagements. En effet, il dédia sa quatrième symphonie à une organisation féministe et démissionna de l'armée en tant que dreyfusard. Son Hymne à la justice était dédié au capitaine Dreyfus.

 

Avenue Albert 1er de Monaco

Histoire de l'avenue de Avenue de Albert 1er de Monaco à Paris 16Cette ancienne allée des jardins du Trocadéro a reçu, en 1932, le nom du prince Albert 1er de Monaco (1842-1922) qui est passé à la postérité grâce à sa création du Musée océanographique de Monaco et de l’Institut d’océanographie et de paléontologie de Paris.

Ce ”prince-savant” s’est très tôt passionné d’océanographie, de géographie et d’archéologie. Mais sa passion pour la mer et les nombreuses expéditions qu’il a dirigées l’ont amené à créer son œuvre majeure : le Musée océanographique de Monaco entièrement dédié à la mer, avec laboratoires, collections de pièces rapportées de ses explorations, aquariums de faune et de flore des fonds sous-marins de la Méditerranée, librairie scientifique, archives... C’est à dire tout sauf un parc d’attractions. Cette institution, plus d’un siècle plus tard, demeure un modèle du genre.

Avenue Albert de Mun

Cette avenue reçut le nom d’Albert de Mun en 1924. Auparavant elle s’appelait rue de Magdebourg depuis qu’en 1806 on débaptisa la ruelle Hérivault. Adrien Albert Marie, comte de Mun (1841-1914) fut un député royaliste, théoricien du corporatisme chrétien. Légitimiste, il a défendu la Restauration monarchique jusqu’à la mort du comte de Chambord. A la fois opposé au libéralisme et au socialisme, il s’est illustré par la défense de réformes sociales inspirées du corporatisme de l’Ancien Régime. En dépit de son conservatisme réactionnaire, il a influencé le christianisme social comme la démocratie chrétienne et même la gauche chrétienne. Supporter du général Boulanger puis anti-dreyfusard, il a fondé l’Acton libérale populaire en réaction à la victoire du Bloc des gauches en 1902.

Rue et Square de l'Alboni

Mariette Alboni by Charles VogtCette rue a été ouverte en 1896 sur les terrains de la famille Hollinguer, les célèbres banquiers suisses installés en France depuis un siècle.

Jean-Conrad Hollinguer, le créateur de la banque éponyme, avait été fait baron par Napoléon Ier en 1810. Dès sa création, la rue a reçu le nom de Marietta Alboni (1826-1894), célèbre cantatrice contralto italienne.

Partie de Bologne, elle fit une carrière internationale impressionnante y compris aux Etats-Unis où elle participa à une tournée dans les années 1852-1853.

Après sa mort à Ville d’Avray elle fut inhumée au Père-Lachaise.

Rue Alfred Bruneau

Histoire de la rue Alfred Bruneau, Paris XVICréée en 1846 sous  le nom de rue La Fontaine, cette ancienne voie privée devint en 1863 l’avenue Saint-Philibert avant de recevoir en 1938 son nom actuel.

Louis Charles Bonaventure Alfred Bruneau (1857-1934) est un compositeur et critique musical influent. Après de brillantes études musicales au Conservatoire de Paris, il s’est lancé dans la composition d’opéras. C’est après son premier opéra Kérim (1887) qu’il rencontra Emile Zola avec lequel il entama une collaboration suivie. Alfred Bruneau s’inspira des œuvres de son ami jusqu’à ce que Zola n’écrive lui-même les livrets de plusieurs opéras dont le plus connu est Messidor (1897). Alfred Bruneau, aujourd’hui un peu oublié, joua un rôle déterminant pour introduire le réalisme sur la scène lyrique française, adaptant le naturalisme d'Émile Zola à la musique.

Square Alfred Capus

Histoire de la square Alfred Capus Paris 16ème par La Grandière ImmobilierCréée en 1928, lors du démantèlement du bastion 62, un des “fortifs” de l’enceinte Thiers, cette rue a reçu, dès son ouverture, le nom d’Alfred Capus (1858-1922). Bien que destiné à une carrière scientifique, ce provençal d’origine s’est très vite orienté vers le journalisme en publiant dans le Gaulois, l’Echo de Paris et l’Illustration. Sous le pseudonyme de Graindorge,  il a également collaboré au Figaro dont il est devenu rédacteur en chef en 1914. Romancier, il a connu un certains succès mais c’est au théâtre de boulevard qu’il a du sa renommée qui l’a conduit jusqu’à l’Académie Française en 1914.

Rue Alfred-Dehodencq

Rue Alfred DehodencqCette rue fut créée en 1904 dans ce qui restait du parc de la Muette par son dernier propriétaire privé le comte de Franqueville. Dés sa création, elle reçut le nom du peintre Edme Alexis Alfred Dehodencq (1822-1882), peintre orientaliste français, qui compte parmi les plus importants peintres du XIXème siècle. Son goût pour l’orientalisme est né d’un séjour de 9 ans au Maroc auquel il était passionnément attaché. A son retour à Paris, il orienta ses œuvres vers le portrait. Dehodencq eut une grande influence sur Renoir (en particulier les enfants et les scènes de vie familiale). Aujourd’hui, les tableaux orientalistes et romantiques de Dehodencq sont très disputés aux enchères et sont présents dans tous les grands musées du monde.

Histoire des rues : Square des Aliscamps

Les-Alyscamps Paul-Gauguin

Cette voie, créée en 1932 lors du démantèlement du bastion 62, un des “fortifs” de l’enceinte Thiers, a reçu le nom d’Aliscamps en hommage à la célèbre allée d’Arles. Les Aliscamps (ou Alyscamps) sont les “champs élysées” d’Arles. Situés à l’extérieur de la ville, aux abords de la via Aurelia, ils reçurent les tombes, sarcophages et mausolées des dignitaires romains. A l’époque paléochrétienne, ce cimetière prit une importance majeure avec les sépultures du martyr Saint Genest et des premiers évêques d’Arles. La nécropole devint une étape obligée du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle et les chansons de Gestes y situèrent les combats de Charlemagne contre les Sarrasins pour expliquer l’abondance des tombes. Ce lieu mythique a été immortalisé par Dante dans son poème “L’enfer” puis, en 1888, par Van Gogh et Gauguin.

Place de l'Alma

Histoire de la place de l'AlmaCette place, dont la création commença en 1858, a reçu le nom du pont voisin. La construction de ce pont débuta en 1854 et s’acheva en avril 1856. Il reçut alors le nom de la toute récente victoire de l’Alma en 1854. Cette bataille opposa sur les rives du fleuve Alma, le 20 septembre 1854, une coalition franco-britanno-turque à l'armée russe lors de la guerre de Crimée. Les zouaves français prirent une part prépondérante dans la victoire. C’est pourquoi l’un des leurs figure entre les arches du pont. Ce zouave a longtemps servi aux parisiens à mesurer la montée des eaux de la Seine. Lorsque le niveau de la Seine atteignait les pieds de ce Zouave, les voies sur berges étaient fermées. Lorsque l'eau montait jusqu'aux cuisses du Zouave, la Seine n'était plus navigable. Lors de la crue historique de 1910, l'eau est montée jusqu'à ses épaules. Aujourd’hui, le Zouave a été rehaussé et les repères ont changé.