Avenue Adrien Hébrard

Histoire de l'avenue Adrien HébrardCette avenue, comme les voies environnantes, a été créée en 1928 à l'emplacement du couvent de l'Assomption qui occupait encore 5 hectares.

Ce couvent et l'internat qui y était attaché avaient été créés en 1856 dans la propriété du château de la Tuilerie, un rendez-vous de chasse que François Ier affectionnait pour ses chasses dans la Bois de Boulogne.


Elle reçut à sa création le nom d'Adrien Hébrard (1833-1914), patron de presse et, accessoirement homme politique puisqu'il fut sénateur de Haute-Garonne pendant 18 ans.

Mais c'est le journaliste et patron de presse qui est passé à la postérité. D'abord journaliste au Courrier de Paris puis au Temps dont il devint le patron de ce quotidien de référence 6 ans seulement après y être entré. C'est sur les presses du Temps (interdit de publication à la libération) que Le Monde commença a être imprimé en 1944 ce qui expliquait son format - correspondant à la moitié du très grand format du Temps - et sa typographie gothique.

Avenue Albert 1er de Monaco

Histoire de l'avenue de Avenue de Albert 1er de Monaco à Paris 16Cette ancienne allée des jardins du Trocadéro a reçu, en 1932, le nom du prince Albert 1er de Monaco (1842-1922) qui est passé à la postérité grâce à sa création du Musée océanographique de Monaco et de l’Institut d’océanographie et de paléontologie de Paris.

Ce ”prince-savant” s’est très tôt passionné d’océanographie, de géographie et d’archéologie. Mais sa passion pour la mer et les nombreuses expéditions qu’il a dirigées l’ont amené à créer son œuvre majeure : le Musée océanographique de Monaco entièrement dédié à la mer, avec laboratoires, collections de pièces rapportées de ses explorations, aquariums de faune et de flore des fonds sous-marins de la Méditerranée, librairie scientifique, archives... C’est à dire tout sauf un parc d’attractions. Cette institution, plus d’un siècle plus tard, demeure un modèle du genre.

Avenue Albert de Mun

Cette avenue reçut le nom d’Albert de Mun en 1924. Auparavant elle s’appelait rue de Magdebourg depuis qu’en 1806 on débaptisa la ruelle Hérivault. Adrien Albert Marie, comte de Mun (1841-1914) fut un député royaliste, théoricien du corporatisme chrétien. Légitimiste, il a défendu la Restauration monarchique jusqu’à la mort du comte de Chambord. A la fois opposé au libéralisme et au socialisme, il s’est illustré par la défense de réformes sociales inspirées du corporatisme de l’Ancien Régime. En dépit de son conservatisme réactionnaire, il a influencé le christianisme social comme la démocratie chrétienne et même la gauche chrétienne. Supporter du général Boulanger puis anti-dreyfusard, il a fondé l’Acton libérale populaire en réaction à la victoire du Bloc des gauches en 1902.

Avenue Alphand

Cette avenue a été créée en 1903 à l’emplacement d’un dépôt de la Compagnie des Petites Voitures de Paris. Cette compagnie, créée en 1855, est l’ancêtre de nos taxis G7 et de nos sociétés de location de voitures. En effet, elle exploitait principalement des voitures de place hippomobiles que l’on louait à la course ou à l’heure. En 1859, elle comptait déjà plus de  2 000 voitures de place – fiacres, coupés ou cabriolets – et plus de 1 000 voitures de remise que l’on pouvait louer à la journée ou au mois. On pouvait les remiser chez soi, d’où leur nom. La compagnie reçut même le droit exclusif de faire stationner ses voitures de place sur la voie publique à des emplacements privés ; ça ne vous rappelle rien ?
L’avenue reçut en 1907 le nom d’Alphand, inspecteur général des ponts et chaussées. Jean Charles Adolphe Alphand, collaborateur d’Haussmann, a notamment aménagé l’avenue de l’Observatoire, les jardins des Champs-Elysées, le parc Monceau, le bois de Vincennes, le parc Montsouris et le Bois de Boulogne. Le 16ème lui doit également les jardins du Trocadéro aménagés à l’occasion de l’Exposition universelle de 1899.

Avenue Alphonse XIII

Histoire de la rue Alphonse XIII à Paris 16èmeCette courte avenue (moins de 100 m) reçut le nom du roi d’Espagne dès sa création en 1912. Fils posthume d’Alphonse XII, Alphonse XIII (1886-1941) accéda au trône à 16 ans. Au cours de ses premières années de règne, il échappa par deux fois à des attentats : en 1905 d’abord à Paris aux côtés du Président Loubet, puis à Madrid lors de son mariage en 1906. Nostalgique des colonies perdues à la fin du 19ème siècle, il se lança à corps perdu dans la conquête du nord du Maroc. Après le coup d’état de Primo de la Rivera, il encouragea la dictature militaire qui sévit de 1923 à 1930. Les élections de 1931 virent la victoire des républicains qui proclamèrent la Seconde République espagnole. Alphonse XIII choisit alors de s’exiler en France d’abord puis à Rome d’où il appuya la révolte des phalangistes. Malgré ses bons rapports avec Franco, celui-ci ne lui rendit pas le trône promis.

Avenue Bugeaud

Histoire de l'avenue Bugeaud, Paris 16eAncienne voie des communes de Passy et de Neuilly, cette artère a été créée en 1826 sous le nom d'avenue Dauphine en l'honneur de la dauphine de France, la duchesse d'Angoulème. Prolongée jusqu'au bois en 1854 lors de la création de l'avenue de l'Impératrice (aujourd'hui avenue Foch), elle reçut en 1864 le nom du maréchal Bugeaud (1784-1849).

Thomas-Robert Bugeaud, marquis de la Piconnerie devint duc d'Isly suite à sa victoire sur les armées marocaines en 1844. Engagé à vingt ans, en 1804, dans les troupes napoléoniennes, le jeune noble périgourdin ne tarda pas à se faire remarquer par sa bravoure qui lui valut d'être promu colonel en 1813. Partagé entre la politique et les armes, Bugeaud est surtout entré dans l'histoire comme le pacificateur (particulièrement violent) de l'Algérie.

Avenue Chantemesse

André ChantemesseCréée en 1932 à la place du bastion 56, un des nombreux édifices fortifiés qui ceinturaient Paris, cette avenue, bordée aujourd’hui par l’imposante Ambassade de Russie, reçut le nom du docteur André Chantemesse (1851-1919).

Originaire du Puy-en-Velais, André Chantemesse se destinait à l’industrie dentellière avant d’entamer des études de médecine à 25 ans. Collaborateur de Robert Koch, inventeur du bacille de la tuberculose, il revint , en 1886 à Paris travailler sur la fièvre typhoïde, très fréquente à cette époque, et mit au point en 1888 le vaccin contre cette maladie connu sous le nom de sérum Chantemesse. C’est André Chantemesse qui soigna Louis Pasteur pendant les dernières moments de sa vie.

Avenue d'Eylau

La construction de cette avenue a commencé en 1877 pour ne s’achever qu’en 1888. Mais, dès 1885, elle a reçu le nom de la victoire d’Eylau remportée sur les russes et les prussiens les 7 et 8 février 1807. Cette bataille est intervenue pendant la campagne de Pologne. Elle a vu l’affrontement brutal et sanglant de 46 000 hommes et 300 canons du côté français et de 80 000 hommes appuyés de 400 pièces du côté prusso-russe. En dépit de cette infériorité numérique, Napoléon n’a pas hésité à lancer offensives sur offensives pour, au bout de deux jours, rester maître du terrain. Cette bataille a été marquée par la charge des 10 000 cavaliers de Murat, une des plus importantes de toute la période napoléonienne. Toutefois, c’est une victoire à la Pyrrhus car elle a coûté fort cher : 23 000 tués ou blessés.

Avenue d'Iéna

Créée en 1854 entre la place de l’Etoile et la rue de Presbourg et prolongée jusqu’à l’avenue Albert de Mun en 1858, cette avenue reçut dès sa création le nom du pont situé à proximité. Parmi les édifices remarquables de cette artère, il faut citer le bâtiment du Conseil Economique et Social.  Construit par l’architecte Auguste Perret en 1937 et 1938 sur le terrain du dépôt des phares, cet édifice fut d’abord le musée des travaux publics avant d’abriter de 1956 à 1958 l’Assemblée de l’Union Française.Histoire de l'Avenue d'Iéna

Avenue de l'Abbé Roussel

logofondationdauteuil.jpgCe prolongement de l’avenue Perrichont a reçu en 1969 le nom de l’Abbé Roussel (1825-1897), fondateur des Apprentis d’Auteuil. Né dans la Sarthe Louis Roussel est arrivé à Paris en 1844 comme apprenti dans une maison d’images pieuses à Saint-Sulpice où il fut ordonné prêtre en 1854. En 1866, il acheta une masure au 40, rue La Fontaine où il s’installa avec une vingtaine d’enfants. L’œuvre de  « La première communion » était née avec pour objectif de préparer de jeunes déshérités à  la première communion. Mais l’enseignement du catéchisme ne suffisant pas, l’Abbé Roussel y ajouta l’apprentissage de la cordonnerie. Ce fut le début des « Orphelins-Apprentis d’Auteuil ». A sa mort, en 1897, l’Abbé Roussel avait ainsi formé plus de 30 000 enfants. Aujourd’hui, la « Fondation d’Auteuil » gère 170 établissements qui accueillent 9 300 jeunes.