Journalistes, vérifiez la fiabilité
de vos sources
Les professionnels de l’immobilier ont constaté une baisse moyenne de 15 % dans le 16ème et à Boulogne au cours du 4ème trimestre 2008. Cette information risque de surprendre plus d’un lecteur de notre presse hexagonale qui, reprenant les statistiques avancées par Chambre des Notaires de Paris, annonce une nouvelle augmentation en 2008 !!! Nos journalistes oublient de préciser que les chiffres donnés par les notaires ont de 6 à 9 mois de décalage par rapport aux offres d’achat acceptées qui, seules, mesurent en temps réel le prix du marché.
Nous verrons sans doute apparaître cette information au printemps prochain alors qu’il n’est pas exclu que la tendance se soit retournée.
La réalité du marché est bien différente : nous avons assisté, fin septembre, à une rupture du marché soudaine et brutale, concomitante avec la découverte de l’ampleur de la crise financière.
En clair, cela signifie que les prix de 10 000 € le m2 sont passés à 8 500 €, que ceux à 9 000 € sont désormais à 7 650 € et que 8 000 € le m2 ne font plus que 6 800 €.
Depuis novembre (voir notre tableau ci-après ), les ventes réalisées l’ont été grâce à des propriétaires qui ont accepté cette nouvelle donne et à des acheteurs qui se sont engagés sans attendre une baisse hypothétique supplémentaire.
Ces ventes concernent essentiellement des biens de qualité et de surface moyennes. Les propriétaires de biens de prestige et de grande surface se sont retirés du marché en attendant le printemps.
Autre conséquence de cette conjoncture : contrairement à notre politique de défense du prix du Mandat, nous sommes contraints de présenter les biens avec une marge de négociation car les acheteurs veulent « faire une affaire » en exigeant une baisse des prix de présentation quels qu’ils soient.
Cette pratique est contraire à notre « sens des valeurs » mais la défense des intérêts des propriétaires reste au cœur de notre action.
François de La Grandière
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